N°377 Semaine du 10 au 16 novembre
2014
08 novembre
2014
A gauche, une
nouvelle opération
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2 ans ½ après
l’élection de Hollande à l’Elysée 82% des sondés ne souhaitent pas qu’il se
représente en 2017. C’est chez les
électeurs du PS, des Verts et du Front de Gauche qu’il perd le plus de points.
Aujourd’hui un tiers à peine (32%) d’entre eux voterait encore pour lui. Sa
prestation de jeudi dernier à TF1 n’a pas arrangé les choses. Aussi, de
Mélenchon à Martine Aubry en passant par les frondeurs du PS tous s’agitent
bruyamment pour proposer ce qu’il faut changer…afin que rien ne change. Nous
n’en sommes qu’au début, le vacarme va grossir très rapidement car le temps
presse. Voyons ce que
propose Mélenchon. Dans un livre de 134 pages il en consacre 30 à s’excuser
d’avoir appelé à voter Hollande
« Je n’aurais jamais cru qu’il trahirait ses électeurs (…)
comment pouvais-je soupçonner qu’un social-démocrate donnerait 40
milliards au CAC 40, comment supposer que son ministre des finances déclarerait
la France amie de la « bonne finance » (…). Comment aurai-je pu
imaginer qu’il abandonnerait la sidérurgie, Alstom, EADS, la chimie
pharmaceutique… » Notre parti
« COMMUNISTES » l’avait,
lui, facilement imaginé. Il appela à voter contre Hollande et contre Sarkozy
après avoir présenté son propre candidat Christophe Ricerchi dont la
candidature fut refusée par le mode de scrutin actuel. Que propose
aujourd’hui Mélenchon ? Une « 6ème République »
avec l’élection d’une « assemblée constituante », une
« Assemblée citoyenne », une « révolution citoyenne »,
une nouvelle synthèse politique à gauche ». Autant de formules
suffisamment vagues pour éviter d’aborder ce qui est de loin
l’essentiel : abattre le capitalisme et ses serviteurs dans notre pays. Le PCF
propose « une alternative sociale, écologique et politique ». Pour
ça, il veut unir les forces du Front de Gauche, les socialistes, les
écologistes, les forces qu’il appelle « sociales ». Pas un mot sur le sort qui sera fait aux
grands groupes capitalistes qui dirigent notre pays. Du côté du
Parti Socialiste quelques « frondeurs » font beaucoup de bruit pour
rien. Pour eux, non plus pas question
de s’attaquer aux dirigeants réels de
l’économie et de la politique capitaliste. Martine Aubry vient de les
rejoindre, elle veut prendre la direction d’une « opposition » dans
le PS. « La Gauche n’a pas le droit d’échouer » dit-elle comme si
ce n’était pas déjà fait. Elle fixe l’horizon d’une « nouvelle
social-démocratie » qui reconnaisse la place du
« marché » (lisez capitalisme). « On n’est
plus tout seul » s’est félicité », de son côté le secrétaire
général de la CGT Thierry Le Paon. « Les déclarations de M. Aubry ont un
côté rafraîchissant et montrent qu’il n’y a pas qu’une seule politique
économique possible » a déclaré J.C. Mailly, le secrétaire général de
FO. « Les points soulevés par M. Aubry méritent débat » a souligné
dans « Les Echos » Stéphane LE FOLL, Ministre de l’agriculture de
Hollande et il a poursuivi « Au niveau de la Gauche le débat est
récurrent : peut-on ou non faire confiance aux Entreprises ? Je
pense que Oui ». Valls a loué
le courage de la CFDT qui a fêté ses 50 ans : « Elle s’est rendue à
l’évidence : accepter l’économie de marché et considérer le monde dans
lequel nous vivons tel qu’il est ». Il a aussi évoqué les
« frilosités » de la part de ce syndicat. « Prendre le temps
c’est presque un acte militant » a répondu L. Berger, secrétaire général. Ce n’est pas
lui qui appellerait inconsidérément à l’action ! Une nouvelle
opération à gauche se construit pour assurer la relève de Hollande à la tête
de l’Etat et pour continuer une fois de plus la même politique. COMMUNISTES
st le seul parti politique qui se bat pour la construction d’une société
socialiste débarrassée du capitalisme. Il est le seul à proposer une
alternative crédible dès aujourd’hui pour changer de politique, à appeler à
l’union pour faire grandir partout la lutte anticapitaliste. Développer
l’activité de notre parti, étendre son influence, renforcer son organisation,
sa capacité pour faire grandir les idées révolutionnaires est une question
centrale. |
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