N°377 Semaine du 10 au 16 novembre
2014
07 novembre
2014
Oui, l'union
Mais pour faire quoi ?
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Pas un jour ne se passe sans que
les mots « unité, rassemblement, union », ne soient utilisés pour en
dévoyer le sens. Partis, syndicats, chacun y va de son couplet. Tous savent
que l’union est une force énorme, tous cherchent à l’utiliser pour l’imposer à
leur service. Tous sollicitent l'union et le
rassemblement autour de leurs idées mais uniquement dans le seul cadre de la
politique actuelle. Les partis politiques et les
syndicats ont tous ont abandonné le terrain des luttes. Tous ont plein
la bouche des mots rassemblement, union, unité, le racolage unitaire bat son plein pour
freiner les luttes et que rien ne change. La droite appelle au rassemblement pour renforcer le pouvoir du capital. Le parti socialiste au pouvoir,
gestionnaire actuel du capital appelle à l'unité autour de lui et de son
action. On voit ce qu’il en est. Le Front National, troisième
fer au feu du capital cherche à rassembler les travailleurs autour de l'idée que les immigrés, les « fraudeurs »
etc. sont les responsables des
difficultés sociales. Des centaines de milliards accaparés par les groupes
capitalistes pas question ! Le Parti de gauche, le Parti
communiste français, le NPA, les Verts … tous appellent au rassemblement
contre la politique actuelle en proposant… une sixième république, une
prétendue nouvelle répartition des
richesses sans jamais remettre en cause le capitalisme, son fondement, son
existence. Il n'y a rien de
révolutionnaire dans ces propositions, ce n'est que de l'habillage pour
masquer la collaboration de classe. Le langage pseudo
révolutionnaire, les coups de gueule servent à dévoyer le profond
mécontentement. A aucun moment ces partis n'appellent à la lutte
anticapitaliste, à l’abolition de ce régime. Leur seul objectif, c'est
d’avoir le pouvoir pour aménager au mieux la politique du capital... Le syndicalisme a pris le même
chemin, il est engagé dans l'impasse du « dialogue social » avec le patronat
et le gouvernement. Les centrales syndicales sont devenues des "
partenaires" appréciés du MEDEF. Le racolage unitaire de la part
de tout ce petit monde consiste à démontrer que rien ne peut changer, sauf à
rendre plus « douce » l'exploitation capitaliste Il faut redonner un sens
politique à l'union, au rassemblement. COMMUNISTES s'est construit parce qu'il n'y avait plus
de parti révolutionnaire en France, plus de parti qui lutte pour la disparition des
classes, pour construire le socialisme. Marx, en 1847, écrit dans le
manifeste du parti communiste "prolétaires de tous pays
unissez-vous". Il faut revenir au vrai sens de cette phrase,
complètement dévoyé aujourd'hui parce
qu'il traduit tout le danger qu'il représente pour le capital. Cet appel à l'union des
prolétaires, des exploités qui ne possèdent que leur force de travail, à
lutter contre les exploiteurs pour les faire disparaître a pris tout son sens
quand Marx a développé et fait connaître ce qui va avoir un retentissement de
portée mondiale, la nuisance de l'exploitation capitaliste, ses conséquences
économiques et sociales, ses capacités de destruction, son impossibilité à
répondre aux besoins sociaux des peuples quels que soient leurs origines,
leur lieu d'exploitation. Cet appel à l'union s'inscrit
dans un rapport de classe que nous vivons plus que jamais aujourd'hui. Notre parti COMMUNISTES s'inspire de cette définition de l'union, du
rassemblement, de l'unité indispensable de la classe ouvrière et du peuple
dans les luttes pour abolir le capital. Depuis la disparition de
l'URSS, le capital impose partout la loi du profit, de l'exploitation
forcenée des travailleurs sur tous les continents, il accapare les richesses
sans partage, il n'y a que les luttes pour le freiner. Les partis révolutionnaires se
sont sabordés après la chute de l'URSS, accélérant le développement du
capital avec toutes les conséquences que cela comporte. Malgré ces obstacles, des
luttes ont lieu partout dans le monde, la classe ouvrière se bat, résiste,
des partis révolutionnaires se reconstruisent petit à petit. C'est à cette union que nous
appelons. L'antagonisme des classes
aurait-il disparu alors qu'il n'a jamais été aussi présent? C'est l'union des travailleurs dans les grands
mouvements sociaux 1936, 1968 qui a
freiné le capital par l'obtention de grandes conquêtes sociales. C'est pourquoi COMMUNISTES
appelle avec force à l'unité dans la lutte quotidienne pour chasser le
capital. C'est la seule voie possible, le reste n'est qu'illusion et
tromperie. Renforcer COMMUNISTES est donc de première importance pour
progresser dans cette voie. Rejoignez-nous. |
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