N°378 Semaine du 17 au 23 novembre
2014
20 novembre
2014
Face à ce
qu’ils préparent
Tous ensemble
unis dans l’action
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MACRON veut imposer la
disparition rapide du CDI (Contrat à durée indéterminée), l’employeur aura le
droit de licencier sans aucune entrave. C’est ce qu’il appelle
« faciliter les ruptures de contrats de travail ». Toute référence
à la limitation du travail hebdomadaire ou quotidienne devrait disparaître. Du
même mouvement, il envisage de limiter considérablement les droits des tribunaux
de prud’hommes dans l’attente de leur disparition. Un dirigeant de la
BNP-Paribas applaudit : « il faut dédramatiser les relations
sociales entre employeurs et employés, sortir du théâtre habituel. Il devrait
être possible de licencier plus facilement ». MACRON et les
siens préparent une réforme de la Sécurité Sociale. 230 milliards d’euros qui
transitent par l’assurance maladie échappent aux profits capitalistes, c’est
pourquoi cet organisme a entrepris « un important virage
numérique » dont on devine le sens. Le nouveau directeur de la CNAMTS (l’assurance
maladie) est un certain Nicolas Revel, énarque de la même promotion que… Macron. Celui-ci
va pousser plus vite et beaucoup plus loin la privatisation de notre
assurance maladie. A rapprocher de ce qui se passe dans le système de santé ou
à l’hôpital public est en train de céder la place aux cliniques privées. « Les
retraites à la française coûtent 80 milliards de plus que la moyenne
européenne » vient de déclarer un banquier qui ajoute : « Leur
réforme passera nécessairement par une baisse de pouvoir d’achat des
retraités ». Le même individu annonce, après bien d’autres, «
qu’il faut s’attaquer aux dépenses des collectivités locales. Une économie de
40 milliards permettrait de revenir au niveau des années…1980 ». Face à cette
énumération (partielle) de ce que prépare le gouvernement en place, que font
les dirigeants des organisations syndicales ? Comme d’habitude ceux de
la CFDT sont prêts à « dialoguer » pour approuver une fois de plus.
Cette centrale syndicale a estimé que le projet de loi sur le travail du
dimanche ne peut rester en l’état car il est…contre – productif. Une fois de plus Laurent Berger et les siens
appellent le patronat au dialogue. . Il n’y a pourtant qu’une seule réponse
possible, c’est de dire NON et d’appeler les salariés à l’action. Les
dirigeants de la CGT refusent de prendre une grande initiative nationale de
grève, sous le prétexte que l’Union intersyndicale n’est pas réalisée. Et
ainsi de suite….Pendant ce temps patronat et gouvernement prennent de
nouvelles mesures contre les travailleurs. Aujourd’hui
le patronat capitaliste craint par-dessus tout le développement d’un
mouvement revendicatif qui le contraindrait à augmenter les salaires et le
niveau de vie des travailleurs et du peuple. De son côté le gouvernement craint
par-dessus le développement d’un mouvement social qui le contraindrait à
reculer sur les nouvelles attaques qu’il prépare contre les acquis sociaux. L’exemple des
salariés des grands hôtels parisiens prouve que les employeurs, quels qu’ils
soient, doivent reculer quand ils ont en face d’eux la masse des travailleurs
en lutte. Après 8 jours de grève, 80 salariés de la sous-traitance du
Pack-Hyatt Paris-Vendôme ont obtenu en septembre de fortes hausses de
salaires. Le 12 novembre les employés du palace parisien « Royal
Monceau » ont montré qu’il est possible d’arracher des augmentations de
salaires et l’amélioration de leurs conditions de travail. Ils ont obtenu
entre 60 et 111 euros bruts par mois, 6,50 euros par lit supplémentaire pour
les femmes de chambre, la prise en charge à 60% de la mutuelle. Après le
Hyatt-Vendôme puis le Hyatt-Madeleine, c’est le 3ème conflit
gagnant dans l’hôtellerie parisienne depuis l’été. La CGT locale a aidé à
organiser l’action. Dans les
écoles du 93, où 450 postes en primaires sont restés vacants à la dernière
rentrée. 40% des écoles de Seine-Saint-Denis ont prévu de réponde à la grève
ce 20 novembre à l’appel de la section locale du SNUIPP/ FSU qui organise une
manifestation à Paris. A St Denis 40 établissements sur 61 seront fermés. A l’Institut
Curie à Paris, à l'appel de l'union locale CGT plusieurs dizaines de
personnes ont pris part jeudi à une manifestation pour protester contre les
suppressions d'emplois qui touchent essentiellement l'hôpital (90 pour
l'hôpital et 3 pour la recherche). Ces mesures, comme partout dans le secteur
de la santé visent à accroître l'exploitation des salariés en augmentant la
charge de travail. Pourtant la fondation Curie est riche des nombreux dons
versés pour la lutte contre le cancer et rien ne justifie ces suppressions
d'emplois. Communistes est solidaire des personnels de Curie. Face à des
dirigeants syndicaux nationaux qui nourrissent sciemment l’attentisme, il
faut engager l’action partout où les travailleurs sont prêts à agir pour
défendre leurs revendications C’est
seulement de cette façon qu’ils obligeront ceux qui sont à la tête de leurs
organisations syndicales à se mettre enfin au service des salariés Le peuple uni
représente une force considérable. Sans attendre, unissons-nous,
rassemblons-nous, bousculons toutes ces résistance à l’action. C’est à cela
que vous appelle notre Parti, c’est pour cela qu’il existe. |
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