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N°37
Semaine du 03 au
09 decembre 2007 Pas de pouvoir
d’achat sans augmentation
des salaires ! Sarkozy sur TF1 nous assène sa vérité sur sa
notion de pouvoir d’achat. Il poursuit son objectif de casser tout ce qui
est à caractère social collectif. Concernant les régimes spéciaux, il a dicté
l’épilogue et a même trouvé des organisations syndicales, pour accepter cette
parodie de négociation. Bien entendu, il renvoie les négociations au niveau
des entreprises. Pour cela, il fait jouer une arme redoutable, condamnée en
son temps par certaines organisations syndicales, l’accord majoritaire. La démocratie voudrait que l’on se réfère au
nombre de voix, là, non, il s’agit du nombre d’organisations pour et du
nombre d’organisations contre. Sans revenir sur la composition du paysage
syndical dans le pays, chacun comprendra l’avantage que peuvent
tirer les entreprises de cette situation. Pour le pouvoir d’achat, sauce Sarkozy, c’est du
pareil au même. On ne modifie rien, mais on permet de déroger à la loi et
vider les conventions collectives et les statuts. Le silence qui entoure ces annonces est
étourdissant. La question du pouvoir d’achat est une question primordiale
pour vivre, se soigner et construire sa retraite. Mais le pouvoir d’achat ne peut être réellement
augmenté que si on augmente les salaires. La première étape étant le SMIC
(que nous, communistes, fixons à 1500 euros net) et, bien entendu, les minima
sociaux et les pensions de retraites. SEULE L’ACTION PEUT ÊTRE PAYANTE. Dans le pays, les actions se multiplient, mais il
ne faut pas compter sur les médias pour les reconnaître et en parler. Cela
pourrait donner des idées à d’autres. Ces actions portent sur plusieurs revendications,
mais la première de toutes, cela n’étonnera personne, concerne les
salaires. Le bilan tiré par les restos du cœur est éloquent. Plus de 10
% des repas servis le sont à des jeunes de moins de 25 ans. Plus de 12 %,
c’est un fait nouveau, le sont à des retraités qui pourtant ont trimé toute
leur vie. La responsabilité des organisations syndicales
est engagée. Un appel à une action interprofessionnelle coordonnée avec ce
seul mot d’ordre, serait très largement entendu. Pour le vérifier, parmi
toutes ces luttes, relevons celles des grands magasins, plus particulièrement
les salariés de Conforama, 28 sites en lutte, sans oublier les salariés de
Casino. Ces salariés, qui dans leur grande majorité sont
précarisés par leur contrat de travail en CDD. Nous leur apportons tout notre soutien, comme
nous soutenons toutes les luttes qui ont l’objectif de satisfaire les
légitimes revendications exprimées par les salariés.ar cette phrase qu’Hugo
Chavez a pris acte du refus par voie référendaire de son projet
de réforme constitutionnelle, réforme qui lui aurait permis d’assurer une
transition du pays vers le socialisme. Le résultat de ce référendum est sur
le fil du rasoir puisque ce sont 50.7% des électeurs qui ont répondu NON.
Fait notable, l’abstention dépasse les 44%. Or en 2006 pour sa troisième
réélection, Chavez avait 3 millions de voix d’avance et ce sont ces voix qui
ont manqué au OUI. Le NON n’a réuni que 4 millions de suffrages, ce qui
était le nombre de voix de l’adversaire de droite contre Chavez à ces
présidentielles de 2006. Cette droite ne s’est donc pas renforcée. Pourtant
toutes les forces réactionnaires du Venezuela avaient « mis le
paquet », l’église n’étant pas la dernière et le tout fortement soutenu
de l’extérieur. Mais le président vénézuélien s’est inscrit dans
la durée pour défendre son projet socialiste, soulignant le caractère
démocratique du scrutin. Cette pratique démocratique est tellement évidente
que la victoire du NON a été reconnue sans problème par les
« démocraties occidentales ». Bush qui refusa la victoire
dérangeante du Hamas n’a pas été cette fois le dernier à admettre ce résultat
qui l’arrange. Il est vrai que de Chavez fait référence au peuple,
fait des nationalisations, évoque le socialisme comme projet et fréquente
Fidel Castro. De quoi déranger les représentants du capitalisme d’autant que
le Venezuela est très riche en pétrole. Cela étant, un référendum est une
expression démocratique et c’est tellement juste et dangereux que Sarkozy
s’est fait très discret pour une fois sur ce résultat au
Venezuela. On le comprend lui qui nie le résultat du référendum de 2005 et
veut passer en force pour imposer, avec la complicité de beaucoup, une Europe
que les Français ont refusée.
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