N°380 Semaine du 01 au 07 décembre
2014
30 novembre
2014
Jean-Claude
CHARTER n’est plus
Il est décédé
le 26 novembre.
Fondateur de « COMMUNISTES il a consacré toute sa
vie à la lutte révolutionnaire.
Notre 7ème
congrès lui a rendu hommage.
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Jean-Claude a été un des
fondateurs et dirigeants de « Communistes » notre Parti
révolutionnaire, le parti de celles et ceux qui ont repris le flambeau révolutionnaire dans notre pays. Cette
décision, nous ne l’avons pas prise à la légère. Jean Claude comme nombre d’entre nous, avait des
responsabilités dans le PCF. Nous avons lutté jusqu’au bout pour que ce parti
conserve son caractère révolutionnaire. Pendant des années, nous nous sommes
opposés à sa dérive. Jean Claude a
participé à tous ces combats. Il y a participé de toutes ses forces et elles
étaient grandes. Il était de ceux qui vous remontaient les manches quand la
tâche était particulièrement difficile. Il donna tout
ce dont il était capable pour tirer en avant « Communistes », pour
faire de ce parti le parti
révolutionnaire nouveau dont notre pays a tant besoin. Aujourd’hui 12 ans après sa création, les
résultats sont là, notre 7ème congrès va prendre des résolutions
qui vont assurer une nouvelle étape du développement de notre parti, une
nouvelle étape à laquelle Jean Claude a pris une large part. Jean Claude
Charter avait trois grandes qualités,
trois qualités qui apparaissent très rapidement : le courage, le
besoin d’apprendre, de connaître, le désintéressement. Agir par intérêt
personnel lui était totalement
étranger. Né à Paris en
1938, il ne retrouva son père, mobilisé en 1939 puis prisonnier de guerre
qu’en 1945 quand les prisonniers furent rapatriés. On imagine ce que fut
l’enfance de ce gamin qui vivait dans le 10ème et qui a connu
toutes les difficultés de cette époque : la sous-alimentation,
l’occupation allemande, la pauvreté… Après la guerre, il fréquenta un collège
du 10ème, puis travailla dans une agence de douane dont il devint cadre. Sportif de
qualité, il fut champion parisien de Judo dans sa catégorie scolaire. C’était
un excellent conducteur, impressionnant au volant de sa voiture. C’était
aussi un très bon nageur. Jean Claude
adhéra très jeune au PCF. Vers 1960 la fédération de Paris du PCF lui proposa
de quitter son emploi pour devenir « permanent ». Bien que son
salaire fût diminué de moitié, il accepta sans sourciller. Appelé en
Algérie pendant la guerre, il refusa d’agresser un peuple qui luttait pour
son indépendance. Il fut condamné à plusieurs mois de prison, au cachot
militaire. Tout au long de sa captivité il refusa de se désavouer. Jean Claude
était cultivé, il lisait beaucoup, se documentait en permanence et dans tous
les domaines. Dès qu’il avait un moment il s’adonnait à la peinture, il a
fait preuve de talent dans cette discipline. La chanson avec la musique
tenait aussi une grande place dans sa vie. Il avait bien connu Jean Ferrat
qu’il aimait beaucoup. Jean Claude
était quelqu’un de courageux, c’était
un entraîneur d’hommes qui a toujours marché devant. En 1968 pendant ces grandes journées de
grèves qui ont compté dans notre histoire, il était partout chez lui, reçu
fraternellement par les travailleurs en lutte, à la gare de l’Est, à la gare
du Nord, aux dépôts SNCF de la Chapelle et de la Villette, dans les hôpitaux
à Lariboisière et à St Louis, dans les centres de tri postaux… Un dirigeant. Chère Joelle, Nous savons
quelle est ta douleur. Nous savons le rôle que tu as joué auprès de Jean
Claude, depuis le moment où vous vous êtes rencontrés. Vous avez participé
ensemble à tous les combats que nous avons menés. Nous
savons combien vous vous aimiez. Nous serons toujours avec toi chère
camarade de combat. Jean Claude
nous parlait souvent de ses
enfants dont il était si fier.
Corinne, Jean Christophe, Jean Frédéric, Pérrine, Marie, vous avez raison d’être fiers de votre
père. Mathieu qui n’est plus l’était
aussi. Jean Claude,
c’était une leçon de vie pour tous ceux qui le côtoyaient. Nous allons
continuer à faire grandir ce parti que
tu as créé. Ce soir tu es présent avec nous,
à ce congrès auquel tu aurais tant aimé participer. Tous tes
camarades te saluent. |
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