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Hebdo |
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N°39
Semaine du 17 au 23
decembre 2007 Vers la fin de la durée légale du
travail ? Si la baisse permanente du coût du travail
est une exigence du monde capitaliste, cette exigence est encore plus forte
en France ou les luttes et les acquis ont permis de limiter plus qu’ailleurs
les exigences du patronat. Deux points lui sont insupportables depuis
toujours : la durée légale de la semaine de travail, le salaire minimum
garanti. La durée légale de la semaine de travail a, avec
les lois de la socialiste M. Aubry, subit une première et grave entorse en
annualisant le temps de travail, en introduisant la flexibilité. Aujourd’hui
le patronat qui use et abuse de la flexibilité a besoin d’aller plus loin.
C’est le but du slogan « travailler plus pour gagner plus ». N.
Sarkozy l’a clairement dit lors de son intervention TV le 28 novembre dernier
en proposant qu’il soit possible de se passer de la loi pour réglementer le
temps de travail en signant un accord d’entreprise. C’est parait-il la
liberté rendue à chacun de travailler comme il l’entend en fonction de ses
besoins et de ses désirs. Cette liberté amène dans les faits à faire
disparaître la durée légale du travail, la notion d’heures supplémentaires.
Elle permet en un mot de livrer le salarié, pieds et poings liés, à
l’exigence du patronat. Ce sera travailler plus pour gagner moins à grande
échelle. C’est ce qui commence à se faire dans quelques entreprises, comme
Siemens le pratique en France et en Allemagne. Plus de durée légale du travail, plus de salaire
minimum garanti car l’un et l’autre sont liés. Si l’un disparaît l’autre n’a
plus de raison d’exister. Un groupe de réflexions vient d’être mis en place
sur l’avenir du SMIG. Sa composition même permet de déceler les conclusions
qu’il prendra. Le patronat ne s’y trompe pas. Chacun se souvient
des campagnes virulentes qu’il a mené sur les 35 heures et le poids
insupportable du SMIC. Aujourd’hui il est muet sur ces questions. Inutile
pour lui d’en rajouter, son président travaille pour lui. Sans que personne à
gauche comme dans les confédérations syndicales n’ait l’air de s’en
inquiéter. Le danger est grand et pressant. La réaction doit être à la
hauteur.
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