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N°40  Semaine du 31 décembre 2007 au 06 janvier 2008

 

Même si on en parle moins

Même si on en parle moins la crise financière qui a commencé en août aux Etats-Unis n’a pas disparu pour autant. Quelques dirigeants de banques ont été remerciés, ce  qui n’est pas grave ; par contre les conséquences pour les populations sont là et bien là. Ce sont les banques américaines qui en subissent le plus le contre-coup. Mais contrairement à ce que prétendait le gouvernement en août, les banques françaises sont bel et bien touchées. Elles voient toutes leur cours en Bourse baisser, ce qui est insupportable pour les actionnaires.

 

Ainsi la Société Générale vient de voir ses résultats trimestriels diminuer. Le bénéfice d’exploitation baisse de 7,8% - à 1,77 milliard € ce qui n’est pas mal- tandis que Natixis – filiale de la Caisse d’Epargne qui sévit dans l’immobilier spéculatif- va devoir recapitaliser sa filiale américaine touchée de plein fouet par la crise de l’immobilier à hauteur de 2,7 milliards €. ( tout le monde sait que la Caisse d’Epargne avait pour mission de financer la construction du logement social et non pas de spéculer, mais depuis, de sa privatisation de fait par le gouvernement, toutes ces banques veulent récupérer au plus vite les pertes dues à la spéculation immobilière. Le meilleur moyen qu’elles connaissent c’est de pressurer encore plus le client. Prêts à taux plus élevés, hausse des frais bancaires, elles  ne sont jamais à court d’imagination pour nous faire payer leur spéculation et renflouer leurs pertes.

 

La hausse du pétrole, des matières premières, autre conséquence de la crise.

La baisse des actions des banques sur toutes les places boursières est le résultat de la méfiance des spéculateurs sur les effets à longs termes de cette crise. Ils préfèrent placer leurs capitaux dans des secteurs plus sûrs, plus rentables pour une période. C’est la ruée sur les matières premières, en premier le pétrole. En août le pétrole était à 70$ le baril. Quelles que soient les explications des compagnies pétrolières et de leurs porte-plumes complaisants, ils auront du mal à nous convaincre qu’en deux mois, les réserves se sont épuisées ou que la demande est explosée au point de provoquer une pénurie qui fasse monter le baril à 100 $. C’est bien la spéculation qui est la cause principale de cette hausse. Pour le plus grand profit des capitalistes en général, des compagnies pétrolières en particulier. Total qui a produit moins qu’en 2004 annonce 3,1 milliards de profits pour le dernier trimestre. La crise peut rapporter gros avec un gouvernement qui refuse de s’en prendre aux profits. Au nom de la défense de la planète. L’écologie a bon dos. Oui, il est grand temps de se débarrasser de ce système.

 

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