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N°41  Semaine du 07 au 13 janvier 2008

 

2008 : agir, c’est avancer

2007 a donné lieu à de nombreux reculs sociaux. Mais 2008 devrait encore accentuer cette ligne de conduite destructrice, la feuille de route pour le premier trimestre est on ne peut plus claire.

 

On nous rabâche que nous sommes dans un pays de droit où le dialogue social doit tenir toute sa place. Le gouvernement nous a d’ailleurs gratifiés d’une loi dite « de modernisation du dialogue social » début 2007. On connaît les résultats.

 

Le président de la république  s’arroge le droit de déterminer le contenu de ces « négociations ». Il prévient : « si les négociations aboutissent la future loi en tiendra compte, si elles n’aboutissent pas, nous prendrons la responsabilité d’en promulguer une ». La carotte ou le bâton.

 

Pour 2008, les exigences du pouvoir et donc du Medef, c’est une remise en cause des droits fondamentaux qui régissent le code du travail en France.  Un premier calendrier de « réformes » est déjà établi, les  délais  pour y parvenir sont déjà fixés.

 

Il semblerait, les médias en font les louanges, que patronat et syndicats jugeraient plutôt positive cette initiative.  On croit rêver.

 

Concernant la durée du travail, ce n’est pas seulement les trente-cinq heures qui sont dans le collimateur. Non, elles ont  déjà été dénaturées et ne gênent pas les entreprises. Il fallait aller plus loin. En finir une bonne fois pour toute avec une durée légale garantie nationalement qui déclenche automatiquement le passage aux heures supplémentaires et détermine le niveau du SMIC.

 

Contrats de travail et  protection des salariés contre les abus des chefs d’entreprises ? Tout cela doit être revu et corrigé, les périodes d’essais doivent être allongées, le licenciement transformé en séparabilité « amiable », c'est-à-dire  sans recours réellement possible.

 

Pourquoi ce silence des organisations syndicales ?

 

Il n'y aurait donc rien à faire ? Bien sûr que si et en premier lieu, refuser cette société duale qui consiste comme dans les pays anglo-saxons à une simple alternance au pouvoir. Une fois les uns, une autre fois les autres, une fois la droite, une autre fois la gauche etc…

 

Les salariés disposent d’un atout, c’est eux qui produisent des richesses et eux seuls. L’action est donc une arme qu’il faut utiliser. Rien n’a jamais été obtenu sans elle dans le passé, elle peut servir dans un premier temps à résister aux reculs sociaux et dans un second temps permettre des avancées sociales dont les salariés et le pays ont besoin.

 

Avec la remise en cause des régimes spéciaux, on a vu  que chaque « négociation» est une étape vers un recul encore plus grand. C’est plutôt inquiétant pour le régime du privé « renégocié » en 2008 non ?

 

Attendre c’est subir, agir c’est avancer !

 

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