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N°41  Semaine du 07 au 13 janvier 2008

 

La civilisation de la casse

L’actualité se garde bien de montrer la casse en profondeur à laquelle se livre le gouvernement Sarkozy fer de lance du Medef.

 

Sarkozy lui-même n’hésite pas à justifier sa politique, en expliquant que c’est  pour placer le pays dans la compétition mondiale et annonce même un véritable changement de civilisation.

 

Si changement de civilisation il y a, ce n’est pas une évolution, mais plutôt un retour en arrière de plusieurs dizaines d’années. Le patronat de droit divin veut faire son retour.

 

Sa politique en 2007 qui se poursuit et s’accentue en ce début 2008, va dans ce sens. Après avoir porté un coup au trente-cinq heures, aux retraites y compris aux régimes spéciaux, sans oublier la casse de la sécurité sociale et de la santé sans oublier le droit de grève, il en rajoute.

 

Les « négociations » qu’il a décidées ouvrent un boulevard  souhaité par le Medef pour déstructurer encore plus la protection sociale des salariés déjà fragilisée.

 

Il nous ressert la formule de Raymond Barre, alors 1er Ministre en 1976, « les licenciements d’aujourd’hui sont les emplois de demain ». A la seule différence, c’est qu’il a la prétention de porter un coup, voire de faire disparaître la notion même de licenciement.

 

Il s’agit, comme le réclame Parisot du MEDEF, de séparabilité amiable, négocié entre l’employeur et le salarié. Mais il ne faut surtout pas que le salarié puisse avoir un recours.

 

Pour cela, Sarkozy et ses Ministres ont décidé de modifier le code du travail pour le simplifier. Après une première lecture à l’Assemblée Nationale, le Sénat vient à son tour de statuer. Il ne reste que la dernière étape pour que celui-ci entre en application. L’utilisation de ce nouveau code du travail sera même plus compliquée pour au moins deux raisons :

 

*Des dizaines d’articles ont été sortis du code du travail et intégrés dans d’autres codes : Code rural, code de l’action sociale et de la famille, code  des transports, code minier … Ce alors même que le bon sens aurait voulu que tout ce qui concerne le statut des salariés se trouve dans un seul et unique code.

 

*Plusieurs centaines de dispositions anciennement législatives ont été déclassées, ce qui permet de les modifier par simple décret.

 

Il n’est déjà pas simple pour un salarié, voire un militant de s’y retrouver aujourd’hui. Demain ce sera le brouillard le plus complet. Le patronat aura cette fois ci les mains encore plus  libres pour multiplier les excès en tout genre.

 

D’ici que les élections prud’homales de fin 2008 soient reportées voir annulées, il n’y a qu’un pas et si elles se tiennent, elle pourraient bien être les dernières.

 

Le silence des confédérations syndicales est assourdissant. Pourtant, c’est la remise en cause de leurs prérogatives à travers la remise en cause des mandats électifs des représentants du personnel, DP et CE.

 

Une autre civilisation ? Oui à l’image de celle de 1850 lors de l’avènement de l’ère industrielle. A quand la remise en œuvre de la Loi Le Chapelier de 1791 ?

 

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