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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°41 Semaine du 07 au
13 janvier 2008 Le pied sur l’accélérateur Le
Figaro a bien enregistré les propos de Sarkozy sur la civilisation
qu’il entend mettre en place. Les autres médias préfèrent noyer le poisson en
parlant d’écran de fumée et Madame Royal s’étonne qu’il n’ait pas tenu ses
promesses. Il a pourtant lourdement confirmé sa stratégie au service du seul
capital. Tout ce qui a un caractère collectif doit disparaître au profit de
l’individu isolé. Nous en revenons au culte du gagneur. Exit les garanties collectives, « il faut sortir de la sauvegarde
des avantages acquis, cela appartient au passé » Il faut créer de
nouveaux repères, de nouvelles règles, de nouvelles normes, même la référence
au Produit Intérieur Brut ne trouve pas grâce à ses yeux. En clair, du passé
faisons table rase… Emporté par son élan, il annonce « les trente-cinq heures c’est
fini » Puis il se ravise le lendemain. Mais ses explications démontrent
le contraire de ce qu’il affirme. Les trente-cinq heures ne doivent pas être
un blocage, il faut permettre aux branches et aux entreprises de pouvoir
négocier des accords particuliers sur la durée hebdomadaire du travail et le
paiement d’éventuelles heures supplémentaires. Belle invention que ces accords qui permettent à trois organisations
sur les cinq actuellement reconnues d’imposer un accord, même si ces trois
organisations ne représentent que 20% des voix lors des élections professionnelles ! Ajoutons qu’une refonte de la représentativité est prévue, qui
pourrait porter à six voire sept, ces organisations reconnues
représentatives. Donc signer un accord à quatre serait inattaquable. Même
signé par deux ou trois organisations, il en faudrait alors quatre pour s’y
opposer. La prestation de Sarkozy a été largement facilitée par les questions
des journalistes présents. Rien sur le fond de sa politique. Personne et pour cause pour réagir à ses propos. Même quand il annonce
une modification du préambule de la constitution, dont il a confié l’étude de
réécriture à Simone Weil, réactionnaire notoire. Rien non plus, lorsque pour justifier sa vision de la civilisation
qu’il entend mettre en œuvre, il parle de « société bouleversée par la
mondialisation ». Une mondialisation qui ne serait pas le résultat de la
politique du capital international mais un phénomène inéluctable. Le
réchauffement climatique ? Pour en terminer avec l’image de l’homme, il convient de savoir que
pour lui Léon Blum était un visionnaire génial, lorsqu’en 1920 il prédisait
que le communiste serait une dictature. La messe est dite !
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