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N°42  Semaine du 14 au 20 janvier 2008

 

Et encore des milliers d’emplois supprimés

2008 commence comme 2007 avait terminée, avec une avalanche de suppressions d’emplois.

Peugeot encore 1.000 suppressions d’emplois annoncées.

Ford à Bordeaux (métallurgie) , 1.600.

La SNCF (fret) , 1.500 en 2008.

Arcelor Mittal, Lorraine, 900. ( acheté pour 1franc symbolique en 1999),

Safran, moteurs d’avions, 1000. Il prévoit de s’implanter à l’étranger alors que le carnet de commande est plein.

EADS, malgré des commandes record, poursuit son plan Power 8, se félicite des 3000 emplois supprimés en un an, prévoit d’investir de 1 à 2 milliards de $ aux Etats-Unis pour y construire une usine, multiplie les fabrications à l’étranger.

SNCM, navigation, Marseille, 389.

DMC, textile, 208.

HB Henriot, faïence, Bretagne, 68.

La direction de la poste annonce plusieurs centaines de suppressions dans les bureaux de poste de Paris (a Paris VIII,  111 suppressions soit 1/3 des effectifs).

 

A cette liste,  il faut ajouter toutes les suppressions par petits paquets qui se font dans le plus grand silence, celles qui touchent les fournisseurs et sous traitants, celles qui ont lieu dans la fonction publique. C’est un véritable massacre.

 

Les exportations de capitaux explosent.

160 milliards € l’an dernier, soit plus de 74% sur 2006. Prélevés sur l’exploitation des salariés, ils vont s’investir dans les pays à bas coûts de main d’œuvre pour augmenter les profits des seuls actionnaires, ceci au détriment des salaires, de l’emploi, de la recherche, de la protection sociale. Ce n’est pas seulement le pétrole qui est responsable du déficit, mais d’abord et avant tout la politique du capital.

 

Ce que disent les politiques, ce qu’ils font.

Il y a longtemps que le PS ne dit plus rien sur ces questions. Il vient d’ailleurs de réaffirmer haut et fort que l’économie de marché (capitaliste) était la seule possible.

 

Quant au patronat avec son cynisme habituel, il déclare que son souci premier est la lutte contre le chômage.

 

Mais la colère grandit. Des salariés se mettent en lutte contre les suppressions d’emplois.

A Paris VIII, les postiers sont en grève depuis lundi imposant à la direction un premier recul. Les postiers de Paris seront présents dans la journée de grève de la fonction publique le 24 janvier.

 

A Grandange, en Moselle, une assemblée générale a réuni les salariés d’Arcelor-Mittal et les habitants pour organiser la riposte. 

 

Ils ont raisons, nous les soutenons. Partout, à nous de prendre nos intérêts en main, de les défendre, d’agir.

 

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