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N°44  Semaine du 28 janvier au 03 février 2008

 

Le miracle Attali…

Ce personnage fait partie du paysage politique français depuis 1970, date où il entre au Conseil d’état. A partir de 1973 il entame une collaboration avec François Mitterrand  qui en fera son « conseiller spécial » dès 1981.  C’est dire ses compétences. En juillet 2007, c’est Sarkozy qui lui confiera la mission de confiance qu’on sait.

 

6 mois plus tard, il se fend d’un rapport qui a la prétention de « changer la France » à travers 316 propositions, qui doivent  être appliquées dans leurs ensembles pour être efficaces. Il promet alors, « une augmentation de 1 point de croissance d’ici à 4 ans » et « une chute du taux de chômage à 5% ». Plus généralement, il fixe l’embellie du pays d’ici à 2012.  Et oui, lui aussi ne pense qu’à ça.

 

D’ailleurs les recettes épousent étroitement les objectifs défendus par Sarkozy. Un hasard ? Non, bien sûr. Attali s’applique à démontrer qu’à gauche comme à droite, la seule solution, c’est le développement du capitalisme.

 

Le reste ne peut surprendre, on connaît le refrain, tout « déréglementer », comprenez « libérer » ce qu’il considère être des freins à la croissance. 

Il convient parait-il, d’introduire de l’innovation dans le marché du travail, de faciliter une immigration pour faire face à une pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs. Le Medef est déjà à l’œuvre avec l’accord signé par quatre des cinq organisations syndicales, qui doit être transcrit dans une loi.

 

Dans ce rapport, aucune place pour le social, les femmes et les hommes de ce pays restant des variables d’ajustement.

 

Il est d’accord avec l’innovation du Medef, la « séparabilité à l’amiable ». Voilà encore une « libération » que le capital applaudit.

Nous aurons l’occasion de revenir sur ce rapport.

 

Selon ATTALI,  «  L’histoire moderne a montré que l’utopie est mère de toutes les dictatures » et que « le problème majeur, demain, sera d’apprendre à gérer la mondialité des problèmes ».

Des mots d’ordre qui conviennent  parfaitement aux serviteurs du capital. Pour eux, c’est une évidence.

 

Pour nous, notre objectif, c’est que les travailleurs  se posent les vraies questions et qu’ils luttent ensemble pour faire aboutir leurs revendications.

 

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