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N°45 Semaine du 04 au
10 février 2008 Les actions se multiplient… Fin 2007,
de multiples actions se sont développées, dans le public contre la réforme
tronquée des régimes spéciaux de retraite, avec les cheminots, RATP, Gaziers, électriciens et bien d’autres, même si leurs mouvements
n’ont pas été autant médiatisés. La peur de la contagion certainement… Le
mécontentement grandissait partout et selon un dicton populaire, ce n’est pas
en cassant le thermomètre que l’on fait baisser la fièvre. Les salariés des grandes surfaces, Carrefour, Auchan, Casino, Super U
etc... laissaient planer un doute sur l’ouverture de ces grandes surfaces en
fin d’année. Pourtant, quelles sont les exigences de ces personnels ? En
premier lieu, l’augmentation des salaires, celui des caissières, pompeusement
baptisées hôtesses de caisse mais sans aucun changement dans leur activité et
surtout leur salaire. Dans ces grandes surfaces, plus d’un tiers des personnels relève de
cette catégorie. Salariées. Souvent en contrat de courte durée, à temps
partiel et surtout polyvalentes, à qui l’on fait effectuer des heures
complémentaires et des heures supplémentaires à volonté, pour combler le
manque de personnel. En contrepartie, un salaire de misère, souvent inférieur à 1000 euros
net. En effet, depuis de nombreuses années, plusieurs coefficients
restaient en dessous du SMIC. Pour relever le salaire horaire sans rien débourser et ainsi tenter
de gommer cette illégalité, le patronat a décidé d’incorporer la prime de
casse-croûte d’une demi-heure dans le taux horaire. Scandaleux ! De plus, après les ouvertures jusqu'à 22 heures, le travail du
dimanche est annoncé comme inévitable. Les salariés ont décidé de réagir, ils ont créé les conditions pour
que les fédérations CGT, CFDT
et FO appellent à
l’action le 1er février. Une journée d’action réussie, puisque la
mobilisation a été jusqu'à 80% sur certains sites en tenant compte que plus
de 50 sites étaient touchés par ce mouvement. Cette mobilisation en appelle d’autres. Les salaires, le repos
dominical et l’emploi restent les revendications de base et la mobilisation
devrait s’élargir encore dans les jours à venir. Nous leur apportons notre soutien et nous souhaitons que ce mouvement
entraîne encore plus de monde sur une revendication exigée partout, dans le
privé comme dans le public, celle d’une véritable revalorisation des
salaires. Notre proposition de porter le SMIC à 1500 euros net représente un
besoin, qui est de plus en plus crédible. Un peu partout dans le pays des actions sont initiées sur la question
des salaires, chez Renault par exemple, ce besoin est fixé à 300 euros de
plus par mois. Revendication partagée par une grande partie du personnel, les
actions de débrayages ont été largement suivies et sur un site, jusqu'à 80%
du personnel. Si le pouvoir d’achat est une réelle préoccupation, elle n’est pas la
seule. L’emploi et les conditions de travail qui se dégradent toujours plus
en font également partie. Que se soient les salariés de Mittal à Gandrange contre la fermeture
de leur site ou ceux du Doubs qui occupent leur site pour s’opposer au
déménagement des matières premières et du matériel, la détermination est
présente. Toutes les conditions semblent réunies pour une grande journée de mobilisation
interprofessionnelle sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail.
Pourquoi attendre et attendre quoi ? Difficile de comprendre l’attitude des confédérations. De ce point de vue, le 4 mars devrait être une journée de mobilisation
et d’action sur la reconnaissance de la pénibilité du travail. La fédération de la chimie et celle de la construction ont décidé
d’appeler leurs syndicats à se faire entendre le 4 mars, jour de négociation
avec le Medef sur cette importante question. Depuis cet appel, les fédérations des transports, du textile
habillement cuir, du verre et céramique ont décidé de mobiliser les salariés
de leur secteur. D’autres fédérations, notamment la métallurgie, la santé et les ports
et docks ont mis en débat dans leurs instances une journée de mobilisation le
4 mars. Souhaitons que cette mobilisation soit la plus large possible et
qu’une grande manifestation soit organisée devant le Medef, pour dire haut et
fort cela suffit, il est temps de négocier sur nos revendications et non sur
les siennes ou celles du gouvernement.
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