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N°45  Semaine du 04 au 10  février 2008

 

Des salariés clairvoyants…

Il y a quelques mois, un conflit a opposé les dockers de Marseille à GDF qui souhaitait gérer le déchargement des méthaniers elle-même.

La lutte avait pour objectif de conserver des emplois avec le statut de dockers, mais  surtout,  de s’opposer à une tentative de privatisation, malgré les démentis portés par les media de GDF, de la municipalité de Marseille et de son maire UMP JC Gaudin.

 

Le 5 février, le Ministre Bussereau connu pour son passage désastreux sur la pêche, confirme les craintes de l’époque et annonce clairement la couleur.

 

La gestion des ports doit être confiée au Privé. Son argument, plein de bon sens capitaliste, explique que les ports de Marseille et du HAVRE, les deux plus grands ports français, souffriraient d’un manque de compétitivité.

 

Pour étayer ses propos, il prend l’exemple du port de Rotterdam, qui  selon lui, déchargerait les bateaux trois fois plus vite et pour un coût de main d’œuvre moins élevé.

 

Sa recette est connue, il faut supprimer des emplois et surtout supprimer le statut des dockers qui coûterait trop cher. La rengaine du gouvernement, c’est que, bien entendu, les « partenaires sociaux » seront invités à la table de négociation pour parvenir à cet objectif. Négocier quoi ?

 

Aujourd’hui, il reçoit les organisations syndicales, non pour examiner leurs besoins,  mais pour décider du calendrier des réformes qu’il a lui-même décidées.

 

Nous rendrons compte, bien entendu, de la teneur de cette rencontre, mais à n’en pas douter, de nouveaux tours de vis et des suppressions de garanties collectives seront annoncées.

 

Pendant ce temps, les partis se réclamant de la gauche se taisent. Il est vrai que pour eux, la seule préoccupation c’est les élections municipales et cantonales et les sièges qui pourraient être gagnés.

 

Quant aux Confédérations syndicales, elles se rendront à cette convocation plus ou moins de bonne grâce, mais elles iront.

 

Le mécontentement et les luttes qui grandissent  dans les entreprises devraient à terme permettre de modifier cet état de chose. C’est pour le moins, ce qu’il nous faut espérer avec force.

 

Nous Communistes, toujours aux côtés de ceux qui luttent, mettrons tout en œuvre pour que cette espérance partagée par beaucoup de salariés devienne une réalité.

 

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