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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°46 Semaine du 18 au
24 février 2008 Egalité, mais pas pour tous Actuellement,
plusieurs conflits ont lieu, avec au centre des préoccupations les salaires. Après la grande journée de mobilisation du 1er février dans la grande distribution,
le magasin CARREFOUR à Marseille est toujours paralysé. Deux semaines de
conflit donc, un nouveau sacrifice imposé à des salariés qui perçoivent bien
souvent moins de 1000 euros par mois, à condition d’être à temps plein ce qui
est loin d’être la majorité. Deux semaines d’action, sans obtenir la moindre
négociation. La seule réaction de cette direction, une assignation devant les
tribunaux à l’encontre des dirigeants syndicaux. Les salariés tiennent bon,
ils ont raison, car leur résistance a contraint la profession au niveau
national d’accepter le principe qu’il n’y est plus de salaire en dessous du SMIC. Quelle avancée ! Souhaitons que les conditions, car il y aura très certainement une
demande en contrepartie, ne soient pas de nature à remettre en cause ce
principe. Dans le même temps, d’autres salariés, ceux de MAC DO toujours à
Marseille, luttent également pour leur salaire même s’il n’est pas leur seule
revendication. Ce MAC DO est particulier, puisque le franchisé qui est leur
patron possède 17 Mac DO dans la ville et emploie 1200 personnes. Des
salaires très bas, une ouverture 24 heures sur 24, donc en plus du travail
précaire, du temps partiel imposé, du travail de nuit… Toutes les conditions
sont réunies pour mettre en péril la santé des salariés. A ce jour, aucune négociation. Mais les salariés, malgré les
difficultés financières que cela leur crée, n’entendent pas céder. Dans le même temps, toujours à CARREFOUR, mais à Sallanches cette
fois, C’est un chef de rayon qui attaque la direction pour harcèlement moral.
En permanence critiqué, espionné, suivi partout pour lui rendre la vie
impossible, ses congés supprimés en plus des appels répétés à son
domicile. Des méthodes d’un autre âge penseront certains. Et bien non, elles
ont cours en 2008 et cela dans le magasin d’une grande enseigne qui réalise
des profits faramineux. Pendant ce temps, 3 sur 4 des patrons du CAC
40, qui se sont augmentés de 25 % en
2006 remettent cela en 2007, avec cette fois une augmentation de 40 % ! Il est vrai que leurs entreprises qui regroupent 40 000 salariés
réalisent un chiffre d’affaires de 40 milliards ! Leur
rémunération est de 6,175 millions d’euros, salaire de base plus stocks
options. Les mêmes qui nous expliquent que les salaires - de leurs salariés pas
les leurs - pèsent sur la compétitivité de leurs entreprises. 6,175
millions d’euros, c’est pour chacun l’équivalent de 400 ans de SMIC. Scandaleux ! Oui, mais une raison de plus pour soutenir toutes
les luttes et plus encore celles concernant les salaires. Multiplions les actions partout. Il n’y a pas de petites ou de grandes
revendications, il n'y a que des besoins exprimés par les salariés. Et la
première d’entre elles, bien entendu, concerne les salaires, tous les
salaires.
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