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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°47 Semaine du 25
février au 02 mars 2008 Soyons sérieux ! Le
« trou » de la sécurité sociale est prétexte à une politique
de régression sociale, quel que soit le gouvernement. Le socialiste
Michel Rocard y a porté sa contribution lorsqu’il était au
gouvernement de gauche en créant la CSG. La CRDS est venue encore alourdir les prélèvements sur les bulletins de
salaire. Le gouvernement actuel, toujours sur la même lancée, a encore aggravé
les ponctions sur le pouvoir d’achat des salariés. * 1 euro de notre poche à chaque
consultation, * Obligation de voir un généraliste avant
de voir un spécialiste, * 18 euros de notre poche, dès lors que le
traitement est supérieur à 91 euros, * Renforcement des contrôles lors d’arrêt
maladie, nous sommes tous des tricheurs. Si l’on regarde de près les comptes de la sécurité sociale, ces
mesures ne sont en aucun cas justifiées. Car, si le chiffre de 11 milliards d’euros de déficit est constamment
mis en lumière, on passe sous silence la réalité des comptes. * Une partie des taxes sur le tabac, destinée à
la sécu n’est pas reversée : 7,8 milliards, * Une partie des taxes sur l’alcool, destinée à
la sécu n’est pas reversée : 3,5 milliards * Une partie des primes d’assurances
automobiles, destinées à la sécu n’est pas reversée : 1,6 milliards, * La taxe sur les industries polluantes
destinée à la sécu n’est pas reversée : 1,2 milliards, * La part de TVA destinée à la sécu n’est pas reversée : 2 milliards, * Retard de paiement à la sécu pour les
contrats aidés : 2,1 milliards, * Retard de paiement par les
entreprises : 1,9 milliards, * Depuis janvier 2008, franchise de 0,50 euro
sur chaque boîte de médicaments, à concurrence de 50 euros par an. En faisant une simple addition, nous arrivons à 20,10 milliards de
recettes qui sont détournées. Exit le prétendu déficit de 11 milliards, il y
a même 9,10 milliards d’excédent. Plus, bien entendu, les franchises à venir. N’empêche, Sarkozy nous annonce à grand renfort publicitaire, la mise
en place d’un plan Alzheimer» financé précise t-il, avec une partie par
les ressources tirées des franchises. La maladie d’Alzheimer est une maladie, au même titre que le cancer,
le sida ou le diabète.…Alors pourquoi n’est-elle pas traitée comme les autres
maladies ? Devra-t-on demain prendre une assurance pour chaque
pathologie qui ne serait plus ou pas prise en compte par la sécurité
sociale ? Ce n’est plus l’esprit de la sécurité sociale, mais celui de
l’assurance. Privatiser, privatiser tout, même la santé. C’est un axe fondamental
pour ce gouvernement au service exclusif du capital. C’est proprement scandaleux. En premier lieu, c’est la démonstration
que toutes les mesures n’ont rien à voir avec un pseudo déficit. Car la
sécurité sociale n’est pas malade de ses dépenses, mais de ses recettes. La casse des emplois, la généralisation de la précarité, la stagnation
des salaires et des retraites, l’insuffisance du SMIC, des minima sociaux, l’intéressement et la participation non soumise
à cotisations sociales. Voilà les vrais problèmes. Par contre, concernant ses dépenses, le gouvernement utilise un ratio.
Dépense de santé par rapport au PIB (produit intérieur brut, ou si vous
préférez richesses créées). Or, les fermetures d’entreprises, les délocalisations dont chaque jour
la liste s’allonge, portent un sérieux coup à ce PIB. A dépenses de santé
constantes, la baisse du PIB fait augmenter leur pourcentage. Qui en
est responsable ? Le capital et la politique du gouvernement, pas les
salariés. Nombreux sont les salariés qui réagissent, créons les conditions pour
que ces actions se multiplient et se coordonnent, pour qu’un mouvement de
grande ampleur voie le jour. Les confédérations syndicales devraient être partie prenante, mais
cette volonté existe-t-elle ?
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