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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°49 Semaine du 10 au
16 mars 2008 Que
dîtes-vous ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que les
salariés ont du mal à se faire entendre. Des luttes se multiplient tous les jours
sur des sujets aussi vitaux que sont les salaires et l’emploi. Malgré les réalités criantes, le gouvernement
continue de claironner par média interposés, que le chômage baisse et qu’il
s’occupe du pouvoir d’achat. Pourtant, des annonces de fermetures ou de
délocalisations sont tous les jours annoncées, avec leur cortège de
suppression d’emplois. Quant aux salaires, seul véritable pouvoir d’achat,
leur augmentation est revendiquée par toutes les catégories de salariés. Des actions d’envergure, comme les salariés des
grandes surfaces début février, ont permis des avancées au niveau de la
branche. Les salariés de l’Oréal prennent l’initiative de dire stop aux
« augmentations au mérite » et réclament à juste titre des
augmentations pour tous les salariés. Après plusieurs jours d’action, ils
obtiennent satisfaction à hauteur de 2,5 % pour 2008. Sur les sites Renault, à l’Imprimerie Nationale,
à la Snecma notamment sur le site de Gennevilliers, les retraités le 6 mars
dernier… la liste est longue. Pourtant de nombreux conflits ont permis des
augmentations de salaires allant jusqu’à 2,6 % pour 2008. Concernant l’emploi, que ce soient les taxis
s’opposant aux propositions Attali, les Mittal, les Miko, les Michelin plus
particulièrement à Toul, les Smobi et autre salarié de Jourdan la
mobilisation est grande. Rien de surprenant, puisqu’un récent sondage
dévoile que 45 % de salariés sont prêts à faire grève sur les questions de
salaire, ils pourraient même être rejoints par les 25 % qui considèrent que
cela peut aller jusqu'à l’action. C’est un potentiel important. D’autant que le
salaire est déterminant pour vivre, mais également à travers les cotisations
sociales, pour se soigner et se construire une retraite décente pour
l’avenir. Ces problèmes existent également dans les autres
pays d’Europe comme en Allemagne ou en Grèce. La même politique produit les
mêmes effets. Comment répondre aux légitimes aspirations des
salariés, lorsque l’objectif des gouvernements est de sauvegarder et
développer les intérêts du seul capital. C’est l’un ou l’autre, pas de troisième voie
possible. Les profits réalisés sont énormes depuis plusieurs années, l’argent
existe pour satisfaire les besoins exprimés par les salariés. Mais comme pour
toutes les conquêtes sociales acquises à ce jour, rien n’a été obtenu sans
l’action. La démonstration est faite que l’action peut
faire reculer cette intransigeance. La nécessité, c’est une mobilisation de
grande ampleur. Cela est le rôle des confédérations syndicales. D’autant que
2008 est une nouvelle année de négociations importantes. L’enjeu est important, c’est un véritable bras de
fer entre les salariés qui revendiquent de pouvoir vivre mieux et un
gouvernement qui applique à la lettre les désirs du Medef : faire baisser le coût de travail. Personne ne peut attendre une initiative qui ne
semble pas vouloir venir. Comme pour le CPE, c’est aux salariés de prendre l’initiative et
créer ce vaste rassemblement, seul capable d’obtenir satisfaction. N’est-il pas temps de stopper cette spirale
infernale et de reprendre l’initiative ? Discutons-en partout et surtout
agissons.
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