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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°4.
Semaine du 05 au 11 mars 2007 Tout bénéfice pour le capital Les mesures qui se mettent en place
constituent un ensemble cohérent qui bouleverse de fond en comble les
rapports entre la recherche l’Etat et les entreprises. L’orientation de ces
mesures a été prise au sommet de Lisbonne au printemps 2002 (porté pour la
France par Jospin et Chirac) qui a vu naître le concept « d’économie de
la connaissance ». La question posée est de comment assurer au
capitalisme en Europe, dans sa compétition mondiale, les bases techniques et
scientifiques lui permettant d’innover et donc d’accroître les profits. Au
niveau de développement technique atteint, le capitalisme a besoin de
« socialiser » les investissements de recherche tout autant que
d’en « privatiser » les résultats. Cette contradiction l’amène à se
rapprocher des sources d’élaboration de la connaissance pour orienter
les recherches et les accaparer. Tout cela nécessite aussi de mettre fin aux
statuts qui protégent (relativement) une certaine liberté de recherche
pourtant indispensable à ce travail. Il est de bon ton aujourd’hui de dire
que les objectifs du sommet de Lisbonne ne sont pas atteints. C’est
faux ! En effet, si les objectifs quantitatifs ne sont pas atteints
(mais que valent ces engagements ?) les objectifs en terme
d’organisation sont en voie de réalisation : agences d’objectifs et de
moyens, évaluation par des comités d’experts nommés, privatisation par la
formation de structures mixtes, tout est en route. Pour lutter efficacement,
défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs scientifiques, il
n’est pas possible de faire l’impasse sur les réalités et les forces qui les
forgent.
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