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N°4.
Semaine du 05 au 11 mars 2007 Egalité ? A l’occasion de la journée internationale des
femmes, l’INSEE vient de publier une série d’études. Elles
montrent toutes que l’inégalité au travail entre les femmes et les hommes n’a
pas reculé depuis 10 ans. *L’écart entre les salaires féminins et
masculins, pour un travail à temps plein reste en moyenne de 25% *Le travail partiel – imposé - touche près de 30%
des salariées *Les retraites des femmes sont en moyenne
inférieures de 44% à celles des hommes, du fait des bas salaires, du travail
partiel. Elles sont la majorité des retraités qui ont moins de 600 euros par
mois. *Les femmes représentent 46% de la
population active, mais elles ne sont que 17% à occuper un poste de
responsabilité dans les entreprises, seulement 7% dans les grandes. Entre 2.000 et 2005, les entreprises du CAC 40 ont augmenté les dividendes versés à leurs
actionnaires de 36% mais les sommes versées aux salariés ont reculé de 1%. Le commerce emploie 3 millions de salarié (e) s, 60%
sont des femmes. Aux magasins du Printemps, pour un emploi à temps plein, 84%
des salariés gagnent moins de 1500 euros par mois. Dans les grandes surfaces plus de 40% des femmes
ont des temps partiels imposés. Après 20, 30 ans de travail, elles gagnent
moins de 900 euros nets par mois. C’est vrai aussi dans les entreprises publiques.
A la poste, Gisèle explique : je suis contractuelle à temps partiel
imposé. Je gagne 900 euros par mois ! Ce n’est pas un cas isolé, cette
précarité devient de plus en plus une règle. Dans la fonction publique, les salaires sont très
bas, les déroulements de carrière inexistants. Evelyne, après 30 ans de
carrière comme personnel civil de la défense, gagne 1300 euros nets. La situation des femmes, comme celle de
l’ensemble des travailleurs se dégrade de plus en plus. Des milliers d’emplois sont supprimés chaque
semaine, dans l’industrie, l’automobile, le textile, elles se retrouvent au
chômage. Les femmes veulent Elles veulent qu’on revalorise les salaires, à
travail égal salaire égal. Elles veulent un travail, un logement à loyer
abordable, des équipements pour la garde des enfants, des moyens pour leur
éducation. En somme les moyens de vivre dignement de leur travail. A France Inter, une femme de la banlieue
parisienne a dit : « en 2005 quand nos enfants se sont révoltés, on
nous a demandé de les calmer mais pour y arriver on voudrait qu’il n’y ait
plus de précarité, qu’on ait des moyens de sortir de cette vie, des
transports, des moyens pour développer l’éducation, assurer l’avenir de nos
enfants ». Les candidats à la présidentielle leur disent Les discours ne manquent pas, relayés par les
médias, pour célébrer la femme. Mais sur l’augmentation de leurs salaires, la
création d’emplois ? Rien, on n’en parle pas. Et pour cause, leurs programmes ont tous un point
commun : il faut réduire la dette de la France, il ne faut pas
dépenser plus que ce qu’on a, alors il faut donc la rigueur. C’est connu, on
ne peut pas satisfaire à la fois les exigences du patronat et
celles des salariés. Quand on choisit « l’entreprise, sa
compétitivité dans la mondialisation capitaliste », on exerce la rigueur
pour le peuple. Le journal « Le Monde » s’interroge
gravement : Existe-t-il une approche féminine du pouvoir ? Curieuse
question ! Quand la PDG d’Alcatel-Lucent, Patricia Russo
décide de supprimer 30.000 emplois, quand celle d’Hewlet Packart, Patricia
Drunn décide 1200 licenciements à Grenoble, quand celle du Printemps,
Laurence Danon a réduit les effectifs de 12,2%, « l’approche du
pouvoir » de ces femmes est la même que celle de Louis Gallois PDG
d’EADS qui décide de
supprimer 10.000 emplois. Ces femmes tout comme les hommes exercent le
pouvoir au service du capitalisme. Faire que l’entreprise augmente toujours
plus ses profits par tous les moyens, en réduisant les coûts sur
le dos des salariés. Ce n’est pas une question de sexe, c’est une question de
classe. Mme Veil annonce son soutien à N. Sarkozy. Elle
soutient un candidat du capitalisme, mais les salariés femmes et hommes
subissent les méfaits de cette politique. Mme S. Royal écrit le journal « Les
Echos », cultive son credo femme ». Quel credo ? Rien de
commun à celui des salariées. Depuis 25 ans l’alternance n’a pas amené
l’égalité entre les salaires féminins et masculins (pourtant inscrit
dans la loi de 1945) ni amélioré la vie des femmes. Leurs difficultés n’ont
fait que grandir. Méfions nous des flatteurs et des beaux parleurs
qui y vont de leur couplet chaque 8 mars et surtout quand ils ont besoin des
suffrages des femmes aux élections. Chaque fois que les femmes ont conquis des
droits, c’est par leur lutte avec les salariés hommes et pas contre eux.
Aujourd’hui, comme hier, seule la lutte des femmes et des hommes ensemble,
étudiant (e) s, salarié (e) s, chômeurs (ses),
retraité (e) contre ceux qui exploitent le peuple et ceux qui défendent
les intérêts capitalistes, peuvent imposer des progrès.
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