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comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien COMMUNISTES N°522 Semaine du 21 au 27 août 2017 24 août 2017 |
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L’hiver
1916-1917 en Russie |
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Lire Egalement Et Suppression des contrats aidés : Pas de petits profits
pour Macron et ses amis capitalistes Et Vers
la privatisation complète du secteur énergétique Et Hiroshima, Nagasaki : Un crime de guerre |
La
misère s’aggravait pendant que l’opulence et la corruption régnaient à la
Cour, dans l’aristocratie et la bourgeoisie. L’hiver 1916-1917 fut très rude.
Il marque le sommet de la crise. A Petrograd, il n’y avait plus de viande et
presque plus de farine. Une cinquantaine d’usines avaient fermé leurs portes
faute de fuel et d’électricité. Les paysans pauvres réclament des terres et
les minorités nationales opprimées se révoltent. Le 9 janvier, à l’occasion
du 12ème anniversaire de la révolution de 1905, le nombre de
grévistes, à Petrograd, s’élevait à 145.000, soit près d’un tiers de la
classe ouvrière de la capitale. Le
23 février 1917, les rassemblements de la Journée Internationale des femmes
se transforment rapidement en manifestations. Ce sont d’abord les ouvrières
du textile à Petrograd qui vont d’usine en usine pousser les travailleurs à
se mettre en grève contre le manque de pain et contre la guerre. Le
prolétariat russe se soulève et
renverse le tsarisme en février. Le
2 mars un « gouvernement provisoire » est formé en toute hâte.
Composé de monarchistes notoires, de grands propriétaires terriens et
d’industriels, il n’avait aucun soutien dans la capitale mais, conscient de
l’énorme pouvoir concentré entre ses mains il veut l’utiliser pour restaurer
la monarchie ! Le
3 avril, Lénine arrive à Petrograd et dès son arrivée fait un discours qui
fait l’effet d’une bombe. Dans ses « thèses d’avril » (dont nous
parlerons dans le prochain article) il explique que même les tâches
bourgeoises-démocratiques- réforme agraire, renversement de l’aristocratie,
abolition des vestiges féodaux et droits des nationalités – ne peuvent être
accomplies que par la prise du pouvoir par la classe ouvrière, en alliance
avec la paysannerie. Il se concentre alors sur la propagande du mot
d’ordre : « Tout le pouvoir aux soviets ! », que les
bolcheviks adoptent. Mais
le gouvernement provisoire enterre totalement ces propositions. Les
conditions de la Révolution d’octobre 1917 mûrissent. Lire,
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Lire Egalement Comité National du 1er Juillet 2017 -
discussion Et Et Bureau National du 14 juin
2016 - rapport Et |
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La Courtine. Des soldats russes en France, 1916 –
1917 Leur «moralisation » c’est ça ! Le grand capital
international contre
la révolution d’Octobre |
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