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N°56 Semaine du 28 avril au 04 mai 2008

Après le 1er mai, dans l’action

les 15 et 22 mai

A peine acquis, le droit de départ à la retraite à 60 ans n’a pas cessé d’être remis en cause. Depuis 20 ans, tous les gouvernements n’ont eu de cesse de menacer cet acquis.

 Le premier à avoir sonné l’attaque c’est le 1er ministre socialiste Rocard en 1991 qui a contesté l’ensemble du système de cette époque : les 60 ans, le système par répartition et les régimes spéciaux. Fort de cela Balladur devenu 1er ministre en 1993 avec S. Veil faisait passer de 37.5 annuités à 40 ans le temps de cotisation dans le privé, et instituait la prise en compte des 25 meilleures années pour le calcul des pensions au lieu des 10 meilleures. C’était l’époque des plans sociaux où on était licencié en préretraite à 55/56 ans…

Fin 1995 de puissants mouvements ont freiné l’ardeur des pouvoirs politiques dans leur projet contre la retraite des salariés notamment ceux de  la fonction publique. Début 2002 Jospin et Chirac à Barcelone signaient pour les 40 ans de cotisation. Arrivèrent 2003 et le plan Fillon/Raffarin qui fut l’époque des compromissions, des non-dits voire des trahisons. Tous ces positionnements des organisations syndicales et des partis politiques notamment de « gauche » masquaient mal ou  pas du tout leur renoncement voire leur approbation à faire travailler les français 40 ans et plus comme le précisait la loi à cette époque.

 Cette année 2008 voit se profiler les mêmes dangers pour l’avenir des retraites. Sarkozy l’avait annoncé, Bertrand l’a confirmé. Le gouvernement veut aller vers un alignement « européen » qui contraindra des salariés pauvres à travailler jusqu’à 65 voire 67 ans comme en Grande Bretagne au Danemark etc… Etape vers la casse du  régime par répartition en l’amenant au minima pour que chacun soit obligé d’adhérer individuellement à des régimes privés, ce qui constitue par ailleurs une manne financière considérable pour les spéculateurs à l’affût de profits tout aussi juteux sinon plus que l’investissement productif (voir les scandales des fonds de pension).

La baisse des pensions des retraités, entamée depuis 20 ans. Cette année par exemple, les pensions « augmenteront » de 1.1% alors que l’inflation dépassera 3%.

 C’est dans ce contexte que Xavier Bertrand a entamé cette semaine les discussions avec les organisations syndicales en précisant que le gouvernement a décidé de faire passer les cotisations à 41 ans. Chacun y va de son « exigence » et de ses « solutions »,   mais personne ne dit qu’il faut refuser tout allongement du nombre d’années de cotisations, que l’argent pour financer la retraite après 37.5 annuités existe. Les entreprises du CAC40 ont dégagé a elles seules officiellement (sans compter le reste) 100 milliards d’euros de profits.

 Notre pays compte réellement 4 millions de chômeurs qui sont prêts à  travailler. Leur donner du travail apporterait des milliards de cotisations à la sécu et par ailleurs amènerait des ressources notamment aux caisses de retraites. Il est donc scandaleux de vouloir faire travailler les « seniors » qui nous le savons tous en ont marre des conditions de travail et n’aspirent qu’à partir avant 40 ans de travail ! On l’a vu avec les départs anticipés des plans sociaux (solution patronale pour supprimer des emplois) ou encore les départs des longues carrières du plan Fillon dont le succès est tel qu’il est remis en cause.

Une nouvelle fois c’est après 37.5 annuités qu’il doit être possible de partir à la retraite avec une pension égale à 75% de son salaire.

 Les partis politiques sont d’accord avec cette attaque contre nos retraites.

Pour rappel les 2 présidentiables de mai 2007 n’avaient aucune différence de fond sur l’avenir qu’ils réservaient à nos retraites, l’âge de départ, les régimes spéciaux et leurs montants. Bref une vision et des solutions identiques dans l’intérêt du capital. Royal vient d’ailleurs de le rappeler : les réformes de Sarkozy sont nécessaires il suffit de bien les expliquer.

 Le MEDEF approuve bruyamment.

Mais pour « COMMUNISTES » l’essentiel c’est l’appel à la lutte avec les journées de grèves et de manifestations du 15 et du 22 mai où les salariés vont pouvoir se saisir de ces opportunités et faire entendre leurs exigences. Faisons-en de grandes journées.  

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