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N°57 Semaine du 05 au 11 mai 2008

Les 15 et 22 mai, tous dans l'action

Les médias nous rabâchent depuis hier, que c’est l’anniversaire de l’arrivée au pouvoir de Sarkozy.

 L’année écoulée a fait la démonstration du cynisme et du mépris envers « ceux qui se lèvent tôt » comme il dit.  Rappelez vous ses propos lors de conflits comme celui des cheminots « La rue ne me fera pas céder » ou encore « j’ai été élu et je ferais ce que j’ai promis ».

 Il poursuit donc son objectif, mais rien n’est irrévocable et écrit d’avance contrairement à ce qu’il prétend. Si les actions continuent comme aujourd’hui, non seulement on peut sauvegarder ce qui existe, mais également marquer des points.

 Le 15 mai, les fonctionnaires et tous les salariés de l’éducation nationale seront dans l’action, ils en feront la démonstration lors de la manifestation prévue à Paris. Ils ont raison, comment accepter le mépris affiché par Darcos qui persiste, non seulement à poursuivre le blocage des rémunérations mais annoncer également  11500 suppressions de postes, alors que dans certains départements, il est fait appel aux instituteurs ou professeurs en retraite pour faire fonctionner les établissements ???

 Quel cynisme et quel mépris encore, lorsque Darcos décrète que les employés municipaux devront assurer l’accueil des élèves le 15 mai, jour de l’action ! En plus, il affirme que refuser cela, c’est manquer de civisme. Comme par hasard, la plupart des municipalités notamment UMP s’empressent de dire leur satisfaction.

 Voudrait-on nous amener à ce qui se passe au Japon par exemple ? Le droit de grève existe, mais chacun doit rester à son poste et produire, par contre les salariés ont le droit de porter un brassard pour montrer qu’ils sont en grève. En clair, c’est une action qui permet d’assurer la production et qui ne gène personne. Pensez-vous qu’avec une telle pratique, nos aînés auraient obtenu les congés payés, les conventions collectives, les statuts, notre protection sociale etc…?

 Restons sérieux, les enjeux de classe auxquels nous sommes confrontés demandent au contraire, de grandes  mobilisations. Nous sommes tous concernés.

 C’est de cela qu’il sera aussi question le 22 mai.  L’enjeu ? Les retraites, toutes les retraites. Les retraites  coûtent trop cher, mais dans le même temps des profits faramineux sont réalisés.

 Dans chaque pays  Européen, les méthodes peuvent être différentes, mais  toutes ont le même objectif, faire travailler toujours plus longtemps, réduire au minimum les pensions de retraites si difficilement acquises.

 *En Allemagne, l’âge de la retraite passera de 65 ans à 67 ans entre 2012 et 2034,

*Au Royaume-Uni de 65 ans à 68 ans en 2046,

*En Italie de 57 à 60 ans en 2008, Berlusconi pourrait bien en rajouter,

*En Espagne, il est passé de 61 ans à 65 en 2005,

*Au Portugal il vient de passer de 60 ans à 65 ans dans le public et le privé,

*En Suède, il est de 65 ans.

 Les salariés réagissent, en Grèce, le 19 mars  dernier, les salariés du public et du privé ont participé massivement à un mouvement de grève de 24 heures en réaction à une loi qui a la prétention de faire baisser les pensions de 10 à 40 % et en plus  de faire reculer l’âge de la retraite de cinq à quinze ans.

 En Allemagne, Le Bundestag qui a voté une loi portant  l’âge de la retraite à 67 ans se voit aujourd’hui poussé par la Bundesbank pour porter à 68,5 ans.  Là aussi les actions se développent.

 Dans toute l’Europe le capital développe la même stratégie, mais dans toute l’Europe les actions se développent.

 En France, en début d’année 1,1 % à été généreusement attribué sur les pensions de base, on entend des bruits qui annoncent  0,7 à 0,9 % au 1er septembre. Au total  moins de 2 % à compter de cette dernière date, alors que l’inflation est déjà supérieure à 3 %.

 Pas de doute, le 22 mai se doit d’être d’une mobilisation de grande ampleur,  tout le monde est concerné, public comme privé. Les grèves de 1995 ont démontré que les salariés sont attachés  à leur système de retraite par répartition.

 Pour dire non à la casse des retraites et à la privatisation du système, soyons nombreux dans les manifestations.

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