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Hebdo |
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N°59
Semaine du 19 au 25 mai 2008 aéronautique fout
le camp EADS vient
d’annoncer ses résultats financiers pour 2007 et ses perspectives
industrielles pour 2008. Les résultats financiers dépassent les
prévisions : 285
millions € pour 2007, 1,8 milliard € prévus pour cette année. La Bourse
a apprécié la performance, l’action a pris + 5,85 %. La baisse du dollar
n’affecte pas les résultats autant que le prétend la direction. Le plan Power 8 qui prévoit la
suppression de 10.000
emplois et la vente de sites industriels est maintenu et aggravé. Si la crise
financière n’a pas permis de réaliser la vente d’usines comme prévue,
celles-ci ont été sorties du groupe et mise en filiales en attente de jours
meilleurs pour être cédées. Les salariés de ces filiales - Saint-Nazaire et
Méaulte - sont prévenus, ils devront travailler plus. Pour gagner plus ?
La direction ne le dit pas. Par contre elle annonce que des efforts
conséquents seront sollicités afin non seulement d’assurer les économies
exigées mais aussi pour maîtriser les coûts du programme A 350. Pour maîtriser les coûts rien de mieux
que de faire fabriquer aux Etats-Unis ou d’aller s’y installer. Chacun se souvient des louanges et
des aides financières de toute nature qui sont tombées sur cette
« entreprise européenne » censée développer les régions où elle
était présente en y créant massivement des emplois. Depuis, la loi du profit
capitaliste est passée par là. EADS devient le deuxième
constructeur aux Etats-Unis. L’armée américaine a choisi l’A 400 comme
avion ravitailleur. EADS va donc y construire avec Northop une usine.
Investissement prévu : un milliard de dollars. Mais comme les avions
militaires ne suffiront pas à assurer une charge de travail suffisante, un
modèle assemblé à Toulouse - l’A 330 cargo - y sera monté. Ce sera
le premier avion « européen » fabriquer aux USA. Un deuxième type
d’appareil civil doit y être lancé en 2009. Cela va créer 1300 emplois à
Mobile (Alabama). Ce n’est pas tout. Cinq équipementiers américains (un
sixième est en passe d’être retenu) font fournir des composants pour
construire les avions de la gamme. Au même moment, Latécoère fournisseur
habituel, annonce que 200 emplois précaires sont supprimés et n’exclut pas
des licenciements dans ses effectifs. Lui aussi lorgne vers les Etats-Unis. Rappelons qu’Airbus fabrique en
Chine et qu’un premier
appareil est sorti de la chaîne de montage. Celui-là n’aura pas coûté cher en
main d’œuvre, il va rapporter gros. Le capitalisme poursuit
systématiquement la liquidation
de l’emploi industriel, du savoir-faire accumulé, de la recherche. Avec la
bénédiction et la complicité du pouvoir qui détient encore 15% du
capital d’EADS. http://www.sitecommunistes.org |