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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°60
Semaine du 26 mai au 01 juin 2008 La gauche dissoute
dans le capitalisme Tous les jours les journalistes nous abreuvent de
petites phrases. Rien ne nous est épargné sauf l’essentiel. L’essentiel c’est le ralliement de
la gauche sans condition au capitalisme. Ce n’est pas franchement nouveau, mais cette
fois elle va au bout de la démarche. Le PS vient de l’officialiser avec sa
dernière déclaration de principe. Elle déclare l’abandon des espérances
révolutionnaires et des oppositions de classe, reconnaît que l’économie de
marché est la forme la plus efficace pour produire la richesse. (au profit de
qui ?). Sur cette base, elle confirme que l’opposition avec la droite
n’existe pas. Ainsi, sur le sujet d’actualité de la réforme des
retraites, tous sont d’accord sur l’obligation- au nom de l’espérance de vie
et de la démographie- de porter la durée de cotisation à 41 ans. Il en est de
même sur toutes les questions essentielles. Personne n’a oublié les déclarations
sur le SMIC à 1500 € brut en 2012 ou son désaccord avec les 35 heures formulé
après son échec a la présidentielle par S. Royal. D’autres se succèdent.
Ainsi B. Delanoë qui déclare je n’ai jamais été marxiste. Je suis libéral. Un autre M. Vals est encore plus franc.
Dans un livre « Pour en finir avec le vieux socialisme », il écrit qu’il faut
expliquer aux Français qu’ils vont en baver quel que soit le gouvernement. La seule critique qu’il fait à N. Sarkozy
est qu’il n’est pas assez
réformateur et que la mission de la gauche est de faire ce qu’il ne fait pas. Quel programme et quelles belles
perspectives il nous annonce si la gauche, comme c’est probable, revient aux
affaires ! Les autres dirigeants du PS, quel qu’ils
soient, sont sur la même longueur d’onde. Avec de telles assurances, le
capitalisme n’a rien à craindre. Le jour où la droite sera usée, ce qui ne
saurait tarder, la relève est prête. Et que dire de ceux qui, du PCF aux Verts en
passant par Besancenot, se préparent aussi à faire partie de cette relève, au
nom de la gauche naturellement ? Au moment où se développent les luttes
contre la politique du capital mise en œuvre par Sarkozy et son gouvernement,
ce n’est pas de cela que les victimes de la politique du pouvoir ont besoin.
Elles ont besoin d’un soutien politique clair, d’initiatives qui soutiennent
et prolongent leur action. Ce que cette gauche, dissoute dans le capitalisme,
ne peut et ne veut apporter, puisqu’elle les enferme dans le capitalisme. C’est ce soutien que leur
apporte « COMMUNISTES ». http://www.sitecommunistes.org |