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N°60 Semaine du 26 mai au 01 juin 2008

Sarkozy persiste…

Les conflits augmentent et pour l’essentiel ils  portent sur le pouvoir d’achat. Certaines actions ont déjà permis des augmentations de salaires, même si c’est encore loin de faire le compte.

 Le pouvoir d’achat ne peut s’améliorer que par des augmentations de salaire.  Il existe la participation, l’intéressement et autre plan d’épargne entreprise, mais ces formules ne concernent qu’une petite partie de salariés, notamment dans des entreprises de plus de mille salariés, ces sommes sont en plus bloquées cinq ans et le plus mauvais, c’est quelles ne supportent pas de cotisations sociales à l’exception de la CSG et de la CRDS.

 Cela donne l’impression de pouvoir d’achat supplémentaire, mais en réalité, cela prive de recettes la sécurité sociale, donc pèse lourdement sur les retraites, la santé, la famille, en un mot  sur tout ce qui fait notre protection sociale.

 Le gouvernement à travers les médias nous ressasse tous les jours  les prétendus déficits de la sécurité sociale, quelle que soit la branche. En clair, il faut faire des économies et combler les déficits. Nous sommes toujours sur la menace d’une « TVA sociale » voir d’une augmentation de la CSG créée par Rocard.

 Après la défiscalisation des heures supplémentaires, qui en premier lieu bénéficie aux entreprises, Sarkozy fidèle à son orientation politique, qui consiste à faire baisser durablement le coût du travail, nous annonce un projet de loi sur l’intéressement.

 Cela ne répond en rien au besoin exprimé par de plus en plus de salariés, qui réclament des augmentations de salaire et non des artifices qui ne bénéficient qu’à un nombre restreint d’entre eux.

 Les actions se développent. Les pécheurs, les taxis, les ambulanciers, les transporteurs, sans compter les professions comme les infirmières, tous font le même constat que nous. Ce n’est plus possible, il faut augmenter les salaires et donc le pouvoir d’achat.

 Faire baisser artificiellement le prix du carburant par des aides financières, est une solution qui ne règle rien, d’abord parce qu'elles ne sont pas à la hauteur et de plus elles sont pour un temps limité.

 Il faut baisser les taxes que l’état impose sur le carburant et développer une politique salariale qui permette à chacun de conserver au minimum le pouvoir d’achat de son salaire, pension, indemnité  et autre revenu de remplacement.

 Au lieu de cela, on nous annonce à grand renfort de publicité, que Sarkozy veut faire augmenter l’intéressement et même le multiplier par deux en quatre ans.

 Non Monsieur Sarkozy, ce n’est pas cela notre exigence et nous entendons bien nous faire entendre dans les jours qui viennent à travers les actions qui vont forcément se décider.

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