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N°65 Semaine du 30 juin au 06 juillet 2008

 

Nouvelle atteinte à la protection sociale

   Au début de cette année, « le Figaro » écrivait qu’il fallait en finir avec le programme du Conseil National de la Résistance. Celui-ci avait décidé, entre autres, d’un système de protection sociale basé sur le travail et les richesses produites et assurant à tous, quels que soient ses revenus, les soins médicaux, des ressources en cas de maladie, une retraite.

 

Aux côtés du salaire direct, il s’agissait de créer un salaire socialisé pour faire face aux accidents de la vie. Cela c’est traduit par la mise sur pied de la Sécurité Sociale.

 

Dès le début le patronat l’a combattu, considérant qu’il diminuait ses profits, qu’il privait les assurances d’une part du gâteau que constitue l’assurance-santé et retraite. Tous les gouvernements successifs y ont porté des coups, celui de Sarkozy veut l’achever.

 

Après les franchises sur les médicaments de janvier, le président de l’assurance maladie vient de présenter un nouveau plan « d’économies » de 3 milliards €, soutenu par la ministre de la santé pour «  sauver le système de la Sécu ». Il ne s’agit pas seulement de ne plus rembourser certains médicaments dans le cas des maladies de longues durées - mesure provocatrice qui visait à masquer le reste et qui vient de disparaître -, mais de la poursuite du plan de liquidation de la Sécurité Sociale, de l’ouverture du marché de la santé aux assurances privées comme cela existe dans d’autres pays capitalistes.

 

La Sécu est malade, c’est vrai. Sa maladie s’appelle le manque de ressources.

Sous prétexte de concurrence, le patronat a obtenu au fil des ans de ne plus payer sa part de cotisations sociales. Cette année c’est 32 milliards € qu’il ne paiera pas pour l’assurance maladie et la retraite. Une commission parlementaire vient de rendre un rapport qui chiffre à 50 milliards les exonérations patronales chaque année.

 

Les moyens existent pour assurer l’équilibre des comptes de la Sécu, de développer ses prestations.

A condition d’avoir le courage et la volonté de s’attaquer au patronat, au capitalisme.

Il est possible de mettre en échec cette nouvelle atteinte à la protection sociale. Salariés, assurés par leurs protestations et leurs actions, peuvent empêcher ce mauvais coup.      

 

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