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N°66 Semaine 07 au 13 juillet 2008

 

Le dialogue social

Sarkozy est clairement un homme du Capital, un ennemi de la classe ouvrière et des salariés, il y a beau temps que les militants de "Communistes" le savent. Il fait preuve d’un cynisme et d’une morgue jamais démentis, comme le montre sa dernière sortie : à l’entendre pérorer devant ses féaux de l’UMP, « désormais, en France, lorsqu’il y a une grève, plus personne ne s’en rend compte. »

 

       On pourrait discuter sur le concept : l’efficacité d’une grève se compte-t-elle au nombre de gens qui s’en rendent compte ou à sa capacité à mettre les patrons dans la panade ? Nous nous sommes souvent faits l’écho sur le site de "Communistes" de grèves victorieuses, dans telle ou telle entreprise, dont les medias n’avaient jamais rendu compte, mais qui avaient suffisamment gêné les patrons pour qu’ils fussent obligés de céder.

 

       Le nombre de jours de grève en 2005, 2006 et 2007, spécialement dans le secteur privé sont les plus importants depuis des décennies, cela suffirait seul à écarter d’une chiquenaude les propos que Sarkozy le bien nourri tient à la canaille.

 

       Mais, encore une fois, le spectacle est aussi dans la salle. Ce sont les réactions des dirigeants syndicaux et de la gôche. De la CGT à la CGC, en passant par le PS, on parle de provocation. En écoutant mieux les propos des dirigeants de la CFDT, de la CFTC et même de la CGT, on s’aperçoit qu’ils accusent Sarkozy de « briser le dialogue social ». On se frotte les yeux, on a du mal à comprendre, mais c’est bien ça : la gôche syndicale et politique demande à Sarkozy de cesser ses provocations de peur que les salariés ne prennent la mouche et ne se mettent durablement en grève.

 

       Il faut comprendre les dirigeants syndicaux, ils ont fait tellement d’effort pour remplacer la culture de la lutte par la collaboration de classes, ils sont tellement partie prenante avec le patronat qu’ils attendaient un peu de soutien ou au moins de reconnaissance de la part du chef de l’Etat. Patatras ! Voilà qu’au contraire, il profite de leur servilité pour enfoncer encore le clou !

 

       Ah ! Ils sont beaux les représentants des salariés ! Si la grève est toujours aussi vivace, quoi qu’en dise Sarkozy, le droit de grève, lui, est l’objet de multiples attaques, il est amputé mois après mois. Et Sarkozy n’est pas le seul responsable, n’apparaît-il pas plutôt comme le chef d’orchestre ?

 

       Le dialogue social qu’ils prônent tous, c’est la collaboration de classe, alors que le seul dialogue que comprenne un patron c’est la grève, car, dans cette société, leurs intérêts et les nôtres sont diamétralement opposés. Seule la dame du Medef se réjouit…

 

       De les voir pleurnicher comme ils le font, si les choses n’étaient pas si graves, cela ferait rire. Alors, laissons les uns à leur cynisme méprisant et les autres à leur désespoir pathétique ! Il n’y a qu’une manière de répondre à Sarkozy, c’est de réagir, d’aider à agir par la lutte, par la grève !!!!

 

Comme toujours, comme encore récemment pour les salariés de Goodyear, "Communistes" soutiendra toutes les grèves, car nous savons que la lutte est le seul moyen de se faire entendre, de gagner !!! 

 

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