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N°66 Semaine 07 au 13 juillet 2008

 

Goodyear, l’Etat au service du Capital

   A la demande de la direction, la justice a ordonné la levée du piquet de grève de l’usine Goodyear d’Amiens Nord, le préfet représentant de l’état a envoyé la police pour exécuter la décision le 9 juillet.

 

Rappel des faits.

La propriété privée des moyens de production donne aux propriétaires un pouvoir absolu. Celui d’organiser sa production en fonction de ses seuls intérêts, de son seul profit.

 

C’est ce qui se passe dans cette usine, où la direction a décidé en 4x8 d’imposer le travail et de licencier 402 salariés, au nom de la rentabilité et de la concurrence.

 

Elle n’a que faire de la vie de famille, de la plus grande pénibilité du travail des ouvriers. Un seul objectif : augmenter toujours plus les profits, les dividendes pour les actionnaires.

 

Face à cette agression, avec leur syndicat CGT, les ouvriers ont engagé la lutte.

Que ce soit avec le bulletin de vote lors de deux référendums organisés par  la direction qui ont vu une large majorité repousser la proposition, ou par la grève lorsque la direction veut imposer le nouvel horaire après la signature de deux syndicats minoritaires et qui ne représentent en aucun cas les ouvriers de production seuls concernés.

 

Situation insupportable pour la direction, son appel à l’état pour l’aider à briser le mouvement.

L’état n’est pas neutre, il est là pour défendre la propriété privée des moyens de productions.

 

Autant l’état n’intervient pas lorsqu’un patron décide de licencier, de fermer une entreprise pour la délocaliser, autant l’état retrouve toute sa vigueur et son autorité pour contraindre les salariés à subir la volonté patronale.

 

Malgré cette intervention, les ouvriers avec raison poursuivent leur action exemplaire pour le droit de vivre comme des êtres humains et non comme des machines à profit. Nous sommes solidaires des salariés de Goodyear en luttes.

 

 

PS : Les ouvriers ont doublement raison de se battre. Les salariés d’une autre usine Goodyear d’Amiens qui ont accepté le chantage de la direction pour le passage en 4x8 n’ont pas empêché la suppression de 170 emplois. On ne compose pas avec le capital, on le combat. 

 

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