|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
Hebdo |
|
||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°66
Semaine 07 au 13 juillet 2008 La Poste veut changer son statut « Elle est l'un des derniers opérateurs
postaux européens à ne pas avoir été transformé en société par actions, dans
le cadre d'un mouvement amorcé au milieu des années 1990 dans les pays
nordiques qui a, depuis, gagné l'Allemagne et l'Italie ». C’est l’argument avancé par ses
dirigeants, le gouvernement et repris par Le Monde (1). La Poste bénéficiant du conseil de la
Banque Rothschild, pour modifier son statut, ce projet "est élaboré
depuis plusieurs mois dans la plus grande discrétion" (2). Il démontre une fois de plus que le
conseil d’administration de la Poste ne dispose d’aucun pouvoir, il n’est
qu’une chambre d’enregistrement des décisions prises par le PDG, J.P Bailly, le Medef et le gouvernement. L’exemple de France Télécom transformé en Société
Anonyme en 1996, par le socialiste Lionel Jospin, alors Premier ministre, en
adoptant le statut de SA et ouvert le capital de France télécom
introduisait le loup dans la bergerie ; en 2007 les profits de France
Télécom, s’élèvent à 6,3 milliards d’€ et l’entreprise est 5ème du
CAC 40. Pour les salariés, c’est autre chose,
précarisation, changement de statut aussi, mais de fonctionnaire en CDD, CDI, moins 17 000 emplois depuis 2005,
augmentations de la productivité, liquidation du patrimoine immobilier,
chasse ouverte aux syndicalistes, etc... Résultat, c’est la précarité
souhaitée par la dame du medef, Mme Parisot et le gouvernement Sarkozy pour
libérer les profits. Quant aux salariés de France Télécom qui se sont laissés
séduire par l’actionnariat, des milliers ont été spoliés ! Voilà ce qui attend les salariés de La Poste,
d’autant que les exemples ne manquent pas de transformation-liquidation
d’entreprise publique. La Seita (3), par exemple, transformée en EPIC, puis en SA pour s’attaquer à la
résistance des salariés, s’est appelé Altadis, et depuis repris par le
britannique « Imperial Tobacco », est maintenant en voie de
liquidation totale !... Perdant des milliers d’emplois à chaque
modification de statut… Profits obligent, le capitalisme, c’est ça, l’Europe
sociale un leurre agité pour détourner les luttes. (3)
Seita, régie française des tabacs, transformée en 1993, en Epic, Société
nationale d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes, fusionne en
1999 avec le groupe Espagnol, Tabacalera, et prend le nom d’Altadis, racheté
en janvier 2008 par le groupe Britannique Imperial Tobacco.
http://www.sitecommunistes.org |