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N°67 Semaine 14 au 20 juillet 2008

 

La crise s’étend. Jusqu’où ?

Chaque jour la crise financière, dont l’origine est la spéculation immobilière, partie des Etats-Unis pendant l’été 2007, gagne en ampleur.

 

Après la nationalisation d’une banque anglaise par le gouvernement socialiste Anglais pour éviter l’effondrement du système bancaire anglais, c’est celui des Etats-Unis qui sauve deux organismes de crédit en passe de faire faillite.

 

Remarquons que ce sont les pays, où le capitalisme règne en maître incontesté, longtemps présenté comme le seul modèle à suivre, qui sont à l’origine de cette crise.

 

 Les banques qui toutes ont spéculé dans l’immobilier et qui ont perdu des sommes gigantesques (combien exactement personne, pas même elles, ne le sait) se voient renflouées par les banques centrales pour sauvegarder leurs profits.

 

Le secteur du bâtiment est particulièrement touché, porté qu’il était par cette spéculation et non pour satisfaire les besoins en logement. Une entreprise espagnole du bâtiment, spécialisée dans ce genre de construction vient de déposer son bilan.

 

La recherche du profit, qui ne se retrouve plus dans l’immobilier, pousse  à de nouvelles spéculations dans les matières premières, pétrole, produits alimentaires, avec la hausse des prix et son cortège de difficultés, de misères et de famines.

 

Personne ne peut dire jusqu’où les effets de cette nouvelle crise du capitalisme se feront sentir.

 

Ce qui est sûr, c’est que les capitalistes, leurs gouvernements ont la volonté de la faire payer par les peuples.

 

Les fausses solutions de Sarkozy.

Cette crise lui sert à justifier ses « réformes », voire à les accélérer. C’est nécessaire pour mettre la société française toute entière sous la coupe du capital, pour qu’il en tire le maximum de profit.

 

Pour aboutir à ce résultat, il lui faut mettre en place les moyens  d’une surexploitation des travailleurs et du peuple encore plus poussés que celle qui existait jusque-là, c’est liquider les acquis sociaux, ce qui reste du secteur public et nationalisé.

 

Les crises sont un éternel recommencement.

C’est ce qu’écrivait un journal nommé « Capital »,   il y a peu de temps. La crise actuelle, comme celles qui l’ont précédée, est le résultat de l’évolution du système capitaliste basé sur la recherche du profit maximum par l’exploitation des peuples. Il y à 150 ans, Marx avait déjà expliqué cette réalité.

 

Elles ne disparaîtront qu’avec le capitalisme, qu’il faut abolir et remplacer par un système qui ne soit plus basé sur le profit, un système socialiste.

 

Des moyens existent pour surmonter cette crise.

En premier en prenant sur les profits du capital, il est possible d’augmenter les salaires, retraites et pensions. En supprimant les exonérations fiscales et sociales, il est possible de rétablir l’équilibre des comptes sociaux et du budget.

 

En orientant le budget de l’état vers les besoins du peuple et non au service du capital.

 

C’est ce que nous proposons. Pour atteindre de tels objectifs un seul moyen : l’action.

 

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