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Hebdo |
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N°68
Semaine 21 au 27 juillet 2008 La chasse aux chômeurs est ouverte Le Parlement a adopté les nouvelles règles
du contrôle des chômeurs. Elles ne visent pas à en diminuer le nombre par le retour
à l’emploi mais à les faire disparaître des statistiques, à ne plus les
indemniser ou à leur imposer un travail au rabais. C’est le capitalisme et sa recherche du profit
qui est à l’origine du chômage. C’est pour lui un besoin. Il lui permet
de refuser l’augmentation des salaires, facilite la remise en cause des
acquis sociaux. Avec la réforme du contrat de travail, le pouvoir entend
livrer au patronat les salariés pieds et poings liés. Un député UMP s’en félicite en déclarant « que
le gouvernement réforme
en profondeur le marché du travail ». Les nouvelles dispositions. Elles sont connues. Rappelons-les brièvement. Elles introduisent une notion nouvelle, l’offre
raisonnable d’emploi, notion vague qui permet toutes les interprétations,
tous les abus. Ainsi un chômeur sera contraint d’accepter au
bout de trois mois de chômage un salaire de 95% de son salaire précédent, au
bout de six mois un salaire de 85%, au bout d’un an, un salaire égal à son
indemnité. Que cela concerne un travail en CDD ou CDI. Sinon… sinon les sanctions tomberont. Deux refus
de travail dans les conditions imposées et ce sont les indemnités qui sont
supprimées, contraignant le chômeur à la misère ou à accepter un salaire au
rabais s’il trouve une embauche. Le patronat est blanchi de ses responsabilités,
ses victimes deviendront responsables de leur situation. Les réactions. Tous les syndicats protestent. C’est le moins
qu’ils puissent faire, aucun n’appelle à l’action contre cette politique globale
au service du capital, de ses exigences sans cesse accrues. Le PS, comme pour les 35 heures, c’est livré au
Parlement au service minimum. Mais surtout à aucun moment, il n’a fait état
de sa volonté de remettre en cause toutes ces dispositions dans le cas où il
reviendrait au pouvoir. Salariés, chômeurs ne peuvent compter que sur
leur lutte. POUR INFORMATION. L’EXEMPLE DE
L’ALLEMAGNE. Elle est citée souvent en exemple pour son
traitement du chômage. La réalité est toute autre. C’est en 2002, avec un gouvernement socialistes -
verts que la loi, dite Hartz IV du nom de son auteur, sur le régime actuel
d’indemnisation des chômeurs a été mise en place. Il résulte de cette réforme un régime
bureaucratique, voire policier, pour le contrôle des ressources des chômeurs
qui dès le départ en prive un certain nombre de toute indemnité. Pour les
autres il leur impose d’accepter tout travail proposé, ce qui les conduit à
travailler pour 1,50 euro de l’heure sous peine de perdre leur indemnité. De quoi présenter des statistiques en
baisse rapide et de faire saliver d’envie tous les patrons
d’Europe.
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