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N°68 Semaine 21 au 27 juillet 2008

 

Une seule voix qui permet

de masquer les convergences

Cest sur le score de 539 à 357 qu’a pris fin la partie au château de Versailles. Inutile de s’appesantir sur les marchandages entre les partis et les chantages sur les personnes. Par contre il faut être fin politicien pour trouver là, où le peuple peut faire entendre sa voix, ce prétendu acte démocratique qu’est la réunion du congrès.

 

Les médias ont voulu jouer le suspense, mais la ficelle était quand même un peu grosse pour faire croire à  l’incertitude du scrutin. L’UMP ne s’était pas lancée dans cette affaire sans s’assurer du résultat et ce n’est pas le seul vote de Lang qui a décidé du score. Son vote n’est qu’un hochet agité pour faire de l’évènement. En effet cela fait des mois que cette révision de la constitution se préparait en commission, entre gens « de bonne compagnie ». Le renforcement du pouvoir exécutif n’était pas rejeté à priori par le parti socialiste. Au contraire cela se marchandait en coulisse. Ainsi c’est pour des raisons politiciennes qu’ils ont décidé de voter contre cette révision. Leur vote leur a permis notamment de se refaire une santé politique en jouant les opposants avec le PCF et les Verts. Leurs alliés, les Radicaux de Gauche quant à eux ont assuré le résultat en votant pour la révision. Le ballet où la comédie était bien réglée !

 

Cet accord avec la constitution de 1958 ne date pas d’hier. Un seul exemple : Mitterrand après avoir dénoncé cette constitution dans un livre « Le Coup d’Etat Permanent » et affirmé à qui voulait l’entendre « donnez-moi le pouvoir, je vous le rendrais » s’est bien gardé de la transformer, une fois y avoir accédé, s’en servant largement pendant 14 ans avec le PS pour servir le capitalisme.

 

Et si l’on revient au présent personne n’a contesté ou seulement évoqué l’article 16 qui donne les pleins pouvoirs au président de la république. Ces pleins pouvoirs lui permettent tout, et en particulier de réprimer la moindre remise en cause de ce pouvoir bâtit pour servir les intérêts d’une classe sociale. Le peuple n’a qu’à bien se tenir.

 

Ce 21 juillet 2008 il n’y avait pas à Versailles deux camps qui s’affrontaient, mais des intérêts divergents de partis, de personnes que les envolées lyriques sur la République ou la Démocratie masquaient mal.

 

Car, sur le fond, cette constitution de la 5ème république n’est pas amendable, elle est condamnable et donc à mettre au panier. Elle a été mise en place après le coup d’état du 13 mai 58 par De Gaulle pour servir les intérêts du capital. Elle dénie les droits du peuple, elle dénie la démocratie.

 

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