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N°69 Semaine 04
au 10 août 2008 Renault-Peugeot :
des milliers d’emplois vont
être supprimés L’intérêt National ?
Le capitalisme ne connaît pas. Il s’installe là où il réalise le plus gros
profit. C’est ce qui ressort des conférences de presse tenues le 23 juillet
par C. Steiff, PDG de Peugeot et par C. Ghosn, PDG de Renault, le 24 juillet.
En quelques phrases, les deux PDG ont remis les choses à leur place. N’est-ce pas Messieurs
et Mesdames du MEDEF, des médias, des partis politiques et autres dirigeants
syndicalistes qui pérorent à longueur de journées sur la responsabilité
sociale et écologique des entreprises, sur leur éthique vis-à-vis de la
société ? Pour Renault : 1,467 milliards
€ toujours pour les six premiers mois de l’année en hausse de 36,7%, un taux
de rentabilité de 4,5% pour la fin 2007, avec 6% en prévision pour 2009. A la clé, 5000
suppressions d’emplois en Europe dont 1000 à l’usine de Sandouville
(Seine-Maritime), de sérieuses menaces sur celle de Flins (Yvelines). 1000
suppressions d’emplois chez Renault entraînent 5000 suppressions d’emplois
chez les sous-traitants. Annonce d’une hausse de
prix de vente des voitures. Des résultats
financiers exceptionnels. Pour Peugeot : pour les six
premiers mois de 2008 résultat net 733 millions €, en hausse de 47% sur 2007.
le taux de rentabilité (1) passe de 2,7 à 3,6
%pour la même période. A la clé 14000
suppressions d’emplois dans le groupe en 18 mois. Une hausse des prix de
vente des voitures annoncée de 2,5% en moyenne. Pour les deux
constructeurs, les fabrications en France deviennent des fabrications
d’appoints. L’essentiel des fabrications et des marchés se trouve à
l’international. Pourtant Carlos Gohsn déclare que la France est le marché
financier qui rapporte le plus. D’accord pour se faire des profits sur le dos
des Français, pas pour y produire. Une mondialisation
achevée. La liste des pays où
Renault et Peugeot ont implanté des usines en quelques années est
impressionnante. Chine, Russie, Brésil et Amérique du Sud, Iran, Maroc,
République Tchèque, Slovénie, Slovaquie, Roumanie, Turquie, Espagne, Corée du
Sud, avec les sous traitants qui ont suivi. Tous ces pays sont à bas coup de
main d’œuvre, sans investissements coûteux, sans syndicats combatifs, ce qui
assure un profit maximum et rapide. Cette mondialisation ne
concerne pas seulement les usines. Des centres techniques y voient aussi le
jour, comme en Roumanie, en Corée. Ce qui explique la coupe dans les
effectifs de techniciens et ingénieurs en France. Une manière de les
remercier des efforts qu’ils ont accomplis. Le pouvoir au service
du capital. Face à ces suppressions
d’emplois massives, le pouvoir,
les partis dit d’opposition sont restés dans un silence absolu. Fini les
envolés démagogiques sur la « valeur travail », « la France
qui se lève tôt ». Leur seule action, au nom des réformes, est de créer
les conditions pour que le capitalisme trouve des conditions encore plus
favorables à l’exploitation des travailleurs et du peuple. Au pied du mur. Cette nouvelle vague de
suppressions d’emplois pose avec encore plus de force la question de l’avenir
industriel de la France. L’emploi, l’augmentation
des salaires sont au cœur des préoccupations de tous les salariés. Les négociations
syndicats-patronat, les débats au Parlement n’ont abouti qu’à des reculs des
acquis sociaux, voire à leur liquidation pure et simple. Non, ce n’est pas avec
tous ces gens, fussent-ils de gauche, que nous vaincrons le patronat
capitaliste dans notre pays. C’est l’intervention des
travailleurs, tous ensemble, qui seule peut les vaincre. COMMUNISTES appelle à
l’union et à l’action pour faire reculer le patronat capitaliste. (1) Il s’agit donc, exprimé en
pourcentage, du rapport du bénéfice déclaré sur le chiffre d’affaire. Il
exprime, de manière faussée parce qu’insuffisante, l’exploitation
capitaliste.
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