|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
Hebdo |
|
||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°74 Semaine 08
au 14 septembre 2008 Comment
Sarkozy défend notre industrie Sarkozy adore se faire
filmer visitant des usines et se présenter comme le défenseur du potentiel
industriel du pays. Chacun se souvient de sa visite à Gandrange, dernier site
restant de la sidérurgie lorraine, pour disait-il empêcher sa fermeture
décidée par Mittal. Le résultat est connu. La fermeture est en cours et
Sarkozy approuve. Comme il approuve les suppressions d’emplois annoncées par
Renault ou EADS alors que l’état a une participation dans le capital et
qu’il pourrait s’opposer à ces décisions. Il vient de récidiver en
se rendant à St. Nazaire aux ex-chantiers de l’Atlantique que vient de
racheter un groupe coréen. Pour annoncer que l’état, afin de sauvegarder
l’avenir de l’entreprise, allait prendre 9% du capital. Annonce fraîchement
accueillie par la plus grande partie des salariés présents, échaudés par les
effets d’annonce habituels. Quelques rappels. Les Chantiers de
l’Atlantique comme de nombreuses autres entreprises industrielles et
financières ont été systématiquement privatisé par les gouvernements
successifs depuis 1983, privant le pays de la maîtrise de ses moyens. Les
privatisations n’ont rapporté qu’au capital qui achète et
vend au gré du profit qu’il peut en tirer. Le cas des Chantiers est
exemplaire. Repris à l’origine par Alsthom, ils sont revendus au Finlandais
Aker Yards puis au Coréen STX, propriétaire de chantiers navals en Corée du
Sud et en Chine. Avec, à l’occasion de ses ventes successives des
suppressions d’emplois, le recours à la sous-traitance précaire, au blocage
des salaires. Le nouveau propriétaire
coréen, présent lors de la visite de Sarkozy n’a pas fait mystère de ses
intentions en déclarant que la rentabilité était insuffisante et qu’elle
devait être redressée. Sinon… Et c’est à cette
occasion que l’Etat français va participer directement ! Alsthom et Bouygues sont actionnaires des
Chantiers, Sarkozy apporte le soutien de l’Etat. Dans la concurrence
mondiale, chaque gouvernement avec ses moyens politiques, économiques et
financiers défend les intérêts du capitalisme présent dans le pays. Cela n’a
rien à voir avec l’intérêt national. Nationaliser les
pertes, privatiser les profits. C’est ce qui se passe
avec la crise financière résultat de la spéculation immobilière qui a pris
naissance aux Etats-Unis il y a un an, et qui a vu s’envoler en fumée la
somme énorme de 500 milliards de dollars. Après l’Angleterre, deux
sociétés de crédit américaines spécialisées dans l’immobilier au bord de
la faillite viennent d’être
reprises par l’état US pour éviter l’effondrement du système financier
américain et international. L’état fédéral y a injecté 200 milliards de
dollars, prélevés sur les impôts payés par les contribuables, pendant que des
millions de personnes expulsées de leurs logements qu’elles ne peuvent plus
payer vont grossir les rangs des SDF. Qu’importe, les Bourses
mondiales qui s’écroulaient ont repris des couleurs, pour un temps, les
profits sont sauvés, les gros actionnaires ne seront pas pénalisés. Ce système qui
n’existe que pour le profit tiré de l’exploitation des peuples ne peut être
ni contrôlé, ni régulé. Il faut l’abolir, les moyens de production et
d’échange doivent être la propriété des peuples. C’est le combat de
Communistes. Venez-y participer avec nous.
http://www.sitecommunistes.org |