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N°77 Semaine du
29 septembre au 05 octobre 2008 La
Confédération Européenne des Syndicats : le
tout Europe ! 1
-
Les 12 et 13 septembre, le Conseil des affaires
économiques et financières (ECOFIN) a examiné la situation économique en
Europe. À cette occasion, la Confédération Européenne des Syndicats (CES), à
laquelle sont affiliés toutes les confédérations françaises, s’est adressée
aux Ministres des finances européens. Les termes de cette adresse sont
édifiants du niveau d’intégration de la CES à la politique européenne. Alors
que les politiques des gouvernements et de l’Europe renforcent l’exploitation
capitaliste des salariés, liquident les services publics, dans une période de
crise profonde dont les conséquences s’annoncent brutales pour les salariés,
la CES ne trouve pas mieux que de donner des orientations pour une
« politique économique intelligente ». De lutte, il n’est même pas
question, il s’agit de conseils économiques dont l’audace dépasse
l’entendement : 2
- « Utiliser
la force de l’Europe en agissant ensemble ». Si tous les
gouvernements agissent et investissent ensemble, au même moment et avec la
même orientation, l’impact sur la demande sera deux fois plus important étant
donné que le marché européen est intégré. 3
- La politique de demande est une politique structurelle. La priorité
accordée à l’initiative européenne en matière d’investissement doit être axée
sur la nécessité de réduire la dépendance excessive de nos économies à
l’égard du pétrole. C’est là une des principales réformes structurelles dont
l’Europe a besoin » 4 - Pour mettre en œuvre
ces « orientations »,
la CES se propose « d’utiliser à bon escient le Pacte réformé de
stabilité et de croissance ». Ainsi, la CES
redécouvre la pierre
philosophale qui permettait aux alchimistes de penser que l’on pouvait
transformer le plomb en or. Le pacte de stabilité qui contribue à plomber les
économies nationales serait donc le meilleur moyen de lutter contre la crise.
On croit rêver ! Dans le même ordre
d’idée, le Secrétaire général adjoint de la CES, Reiner Hoffmann, souligne : "Les décideurs
économiques commettraient une grave erreur s’ils réagissaient au
ralentissement économique en maintenant une attitude attentiste ou, pire, en
s’engageant dans une concurrence économique et sociale nationale opposant les
pays membres de l’UE. De bien beaux
« syndicalistes » en effet que ces dirigeants de la CES !
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