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N°77 Semaine du
29 septembre au 05 octobre 2008 Il
faut sauver le soldat GHOSN RENAULT : Le PDG
Carlos Ghosn s’exprime dans
« Les Echos » Il le fait à l’occasion
de l’ouverture du Mondial de l’automobile à la Porte de Versailles à Paris. « Le patron de
Renault joue la prudence » écrivent « Les Echos ». Il tente de
rassurer, « fermer une usine en France est inenvisageable ».
« Je note que, dès que Renault est touché, cela atteint une intensité,
un niveau de passion, qui n’a rien à voir avec ce que nous sommes en train de
faire ». Qu’est-il en train de
faire ? 1,5 milliard d’euros de
bénéfice en 2008, + 11,5% sur 2007, une hausse de la vente des voitures
neuves en France de 8,4% en septembre et la suppression de 4.900 emplois en
France, avec des semaines de chômage technique dans ses usines et chez les
sous-traitants. Ce qu’il fait « est très semblable à ce qui
se fait ailleurs ». Exact, d’autres suppriment massivement des emplois
pour accroître leurs profits comme PSA qui en a supprimé 14.000 en 18 mois et annonce 13 jours
de chômage technique pour les 13.000 salariés de Peugeot à Sochaux. Les ventes se portent
bien en France mais « C’est un mouvement qui ne profite guère à
l’hexagone » titrent « Les Echos ». Renault, comme PSA et
d’autres délocalisent massivement la production dans les pays aujourd’hui à
plus bas coûts, les pays de l’Est, l’Inde, l’Afrique du Nord… La production
de Renault en France a reculé de 21% entre 2007 et 2008 alors qu’elle a augmenté de 20% dans les pays
étrangers. Les équipementiers, par ricochet, suppriment des emplois,
délocalisent, comme Valéo qui a transféré une partie de sa production en
Europe centrale. En 1980 en France,
l’automobile comptait 350.000 salariés, en 2007 il en restait 170.000. Pour C. Ghosn, un
seul but : une rentabilité toujours en hausse. Il le dit crûment.
« 6% de marge opérationnelle, c’est une ligne qui nous guide toujours
pour l’an prochain ». Et il ajoute « quand on dit quelque chose aux
investisseurs, ils doivent pouvoir compter dessus. Et pas question de revenir
sur les hausses de dividendes promises aux actionnaires ». Les suppressions
d’emplois ne sont donc que les dividendes à verser tous les ans. La CGT Renault a rendu
public les dividendes versés aux actionnaires depuis 2005. 3 milliards 200 d’euros
et les prévisions pour 2009 qui se montent à 1milliard 300. Ajoutons que
l’entreprise dispose d’une trésorerie de 6 milliards d’euros. Renault a de quoi
investir en France dans de nouvelles fabrications, développer l’emploi,
augmenter les salaires, améliorer les conditions de travail et la formation. C’est la politique
capitaliste chez Renault comme ailleurs qui met en péril la production
industrielle. Ne nous laissons pas
faire. Si le personnel de
Renault est inquiet pour son avenir et celui de l’entreprise face à la
politique de la direction, il ne reste pas sans réagir. Des actions ont lieu pour s’opposer à ce plan. Des
arrêts de travail et des manifestations ont eu lieu le 25 septembre un peu partout
en France. Sandouville organise la riposte contre les 1000 suppressions
d’emplois. Le 10 octobre,
carrefour de lutte au salon de l’auto : Des délégations
importantes venues de toutes la France, Renault mais aussi, PSA, Ford, Valéo,
se retrouveront avec les salariés de la Chimie, GoodYear, Michelin, Kléber
etc… se retrouveront pour manifester pour l’emploi et le développement
industriel en France. Une délégation de COMMUNISTES sera présente. Il est possible de
mettre en échec le plan Ghosn. En agissant plus fort et ensemble. A Renault, au Mans dans la Sarthe :
victoire, l’action a payé. Le tribunal des prud’hommes a
ordonné la réintégration des cinq
salariés licenciés. Ils ont repris leur poste de travail.
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