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N°78  Semaine du 13 au 19 octobre 2008

 

Crise : le capitalisme au secours du capitalisme

Sarkozy cautionne les banques à hauteur de 360 milliards d’euros. Ce qui veut dire qu’il injecte ces dizaines de milliards sans la moindre contrepartie. Et pour faire sérieux, le gouvernement a appelé, une fois de plus, à « l’union nationale » derrière les décisions qu’il a prises.

 

Les députés de droite ont voté pour, ceux du PS se sont abstenus après d’interminables hésitations, ceux du PCF ont voté contre ce qui était la moindre des choses.

 

360 milliards d’euros (c’est bien plus que le budget de l’Etat) sont mis à la disposition des banques et des groupes financiers, sans aucune garantie.

 

360 milliards c’est :

*275 millions de SMIC mensuel à 1321 euros

*38 fois le trou de l’assurance maladie

*900.000 appartements 3 pièces à Paris

*12.000 rames de TGV

*un peu plus du tiers de la dette de la France

 

Ainsi, le rôle de l’Etat se limite à boucher en catastrophe les trous énormes causés par la crise capitaliste (et ce n’est pas la première fois) sans changer quoique ce soit au fonctionnement du régime.

 

« Les banques françaises sont satisfaites par le dispositif de l’Elysée » titre le journal financier « Les Echos » du 14 octobre. « C’est un plan bien construit qui devrait permettre la remise en route des marchés » a souligné la ministre des finances.

 

Claude Guéant est secrétaire général de l’Elysée, quelqu’un à prendre très au sérieux quand il déclare que « les réformes vont continuer de plus belle parce que notre économie est marquée par des pesanteurs des anachronismes qui méritent d’être levés ». Le choc impose des réformes plus radicales, dit un autre etc… etc…

 

Leurs réformes » radicales c’est d’attaquer plus durement notre niveau de vie et nos salaires, nos emplois. C’est continuer encore plus fortement de liquider l’industrie.

 

Au bout du compte leur seul remède à la crise, c’est de développer encore plus vite ce qui est à son origine, le capitalisme.

 

Le seul remède pour les salariés, le peuple, c’est le développement de l’action anticapitaliste, dans les entreprises, partout, de frapper plus fort tous ensemble.

 

Il faut vraiment abattre ce régime et construire une société nouvelle, une société socialiste.   

 

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