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Hebdo |
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N°79
Semaine du 20 au
26 octobre 2008 Capitalisme,
mode d’emploi… Il y a peu de temps, les médias
annonçaient des profits exorbitants pour les entreprises françaises,
permettant à leurs dirigeants de s’octroyer des augmentations de revenus de
40%. Aujourd’hui c’est la crise. Avant cette crise, on
nous expliquait que les caisses étaient vides et qu’il était impossible de
recourir à l’emprunt, en raison des dépenses publiques limitées à 3%,
imposées par l’Europe. En
conséquence de quoi, les salaires et les pensions poursuivaient leurs
reculs, les conditions pour obtenir sa retraite se dégradaient encore plus et
la durée de cotisation s’allongeait à 41 ans. Les franchises se renforçaient
et le déremboursement de médicaments se poursuivait avec des conséquences
dramatiques sur le pouvoir d’achat de tous. Pour faire face à la
crise du capitalisme, il faut appeler un chat un chat, l’Europe décidait
d’injecter 1700 milliards d’euros pour sauver les banques. 360 milliards rien
qu’en France. Coté Américain, c’est plus de 2000 milliards de dollars. Le gouvernement nous
explique que les banques rembourseront dès que cela ira mieux. On a même
entendu parler de nationalisation et cela jusqu’aux Etats-unis. Décidément,
le capital ne recule devant rien !
Quant à F. Hollande, il est même allé jusqu'à fustiger la
« politique de gauche de Sarkozy ». Une fois de plus on vérifie que
pour les uns comme pour les autres, il est hors de question de s’attaquer au
capital. La contrepartie sera
encore payée par le peuple. Les seules fusions de banques vont générer de
nouvelles suppressions d’emplois et les autres secteurs ne seront pas en
reste. En premier lieu
l’industrie, dans le secteur automobile par exemple mais également le
bâtiment, le commerce et les services en annoncent des milliers d’autres. Autant ce gouvernement
vole au secours de capital, autant il est en panne d’idées dès lors qu’il
s’agit de trouver des solutions sociales à cette crise. Voilà maintenant qu’il
fait l’apologie du travail du dimanche. Quelle aubaine pour les employeurs,
qui pourront embaucher des salariés sur quatre jours seulement dont le
dimanche et empocheront par-dessus le marché la défiscalisation des heures supplémentaires et exceptionnelles. La triste réalité qui
nous a été offerte à l’Assemblée Nationale nous rappelle que même ceux qui se
sont abstenus comme le PS partagent le diagnostic de la droite, le PCF lui en
votant contre tout en sachant que cela ne portait pas à conséquence. La leçon à tirer de tout
cela, c’est qu’il y a urgence à abattre ce système et à construire une autre
société, que nous nous appelons socialisme.
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