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N°7. Semaine du 26 mars au 01 avril 2007

 

Chaires privées à

l’Université de Paris-Dauphine

L’Université de Paris-Dauphine vient de signer un accord avec Axa, Groupama, AGF et EDF pour que ces entreprises s’installent dans l’Université et y créent des chaires privées. Ces groupes vont donc s’appuyer sur la recherche économique de pointe de cette université pour valider leurs propres stratégies. Lesquelles ?  Avec Axa, il s’agit de l’approche des risques majeurs ; avec Groupama, de la situation des particuliers face aux risques ; avec AGF, de la santé. Ces chaires privées paient seulement 400000 Euros alors que le financement public est de l’ordre de 2,5 millions d’Euros. Pour l’essentiel ces financements seront consacrés aux financements de thèses dont les sujets intéressent les entreprises donatrices. Notons que pour un investissement somme toute assez faible les entreprises concernées pourront faire réaliser de la recherche sans avoir à assumer des responsabilités d’employeurs et en bénéficiant d’un environnement de recherche universitaire à leur disposition. Que les entreprises aient des besoins de recherche est une banalité. C’est même une caractéristique du développement des entreprises dans tous les secteurs. La recherche est un investissement à risques qui pèse sur les résultats des entreprises. C’est pourquoi elles font courir ce risque à  l’Etat, tout en récupérant les profits qui peuvent émerger des recherches entreprises. Dans le cas particulier des assurances AXA, Groupama, AGF, il est clair que les recherches  appuieront idéologiquement la tendance ouverte par les pouvoirs politiques à liquider la sécurité sociale et les retraites par répartition pour ouvrir la voie à la privatisation de ces systèmes. Il ne s’agit donc pas de choses anodines, mais bien de la volonté de fournir clé en main aux entreprises capitalistes les outils théoriques et le support idéologique de la privatisation de la santé, de l’énergie et de bien d’autres domaines. Si nous disons non aux chaires privées ce n’est pas parce que nous estimons que la recherche doit vivre hors de la production, mais parce que nous voulons que la production soit au service des besoins populaires. Cela implique la maîtrise par la nation et le peuple des moyens de production.

      

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