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Hebdo |
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N°7.
Semaine du 26 mars au 01 avril 2007 Assez de
mensonges… ! La campagne électorale a franchi une
nouvelle étape dans l’incompréhension et surtout le divorce entre les
préoccupations légitimes du peuple de France et les prétendants au fauteuil
présidentiel. Il suffit que l’un des postulants aborde une
question, pour tous les autres lui emboîtent le pas. Les incidents de la gare du nord ont donné lieu à
la reprise du thème de la sécurité. Aucun d’eux n’osera aborder la
vraie question, pourquoi cette réaction, pourquoi une telle atmosphère ?
Ils ont tous oublié les évènements d’il y a quelques mois dans les banlieues.
Il est vrai que leur analyse était pour le moins fantaisiste, évitant de
prendre en compte les véritables problèmes pourtant évidents. Là, c’est le bon prétexte pour aborder un thème
qui leur convient, celui de la sécurité. Non pas pour se poser les vraies
questions mais pour discourir sur l’Etat républicain et aborder pêle-mêle, la
préférence nationale, l’indépendance du pays, l’immigration, la libre
circulation etc… Comment les candidats peuvent-ils aborder
ces questions de façon sérieuse, alors que tous défendent la construction
d’un état capitaliste au sein d’une Europe capitaliste ? Comment cette Europe mise en place en 1957 par 6
pays, aujourd’hui élargie à 27 avec l’objectif d’arriver à plus de 30,
pourrait être sociale, avec notamment la ratification du traité de Maastricht
de 1992 mis en pratique dès 1993 ? Maastricht avait pour
objectif de consacrer l’Europe politique, avec pour point d’orgue la monnaie
unique, le fameux euro, dont chacun peut mesurer les méfaits sur le
pouvoir d’achat. Arrêtons ces mensonges. De même pour le chômage. Les
licenciements n’ont jamais connu un tel niveau, grâce notamment aux
délocalisations dans les pays à main-d’oeuvre bon marché. Pourtant on nous
matraque jour après jour sur la baisse des demandeurs d’emploi qui
aujourd’hui serait revenu au niveau de 1983. Il serait temps que cette campagne ressemble à
une vraie campagne et que les sujets qui intéressent les électeurs soient
enfin pris en compte sérieusement. Car c’est le vrai problème. Comment des candidats
de droite qui roulent pour le capital ou ceux qui se prétendent de gauche et
qui ont pour objectif de le gérer aussi, peuvent-ils aborder les questions
essentielles qui réclament pour être satisfaites, de changer de
politique ? Il est une vérité que personne ne peut réfuter.
Trente ans de pouvoir de droite et vingt ans de pouvoir de gauche nous ont
conduit à la situation d’aujourd’hui. C’est la démonstration que si la
politique mise en place ne rompt pas avec la logique du capital, il ne peut y
avoir comme conséquence que des reculs sociaux. Le capital ne s’aménage pas, il se
combat. Prétendre le contraire, c’est mentir !
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