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Hebdo |
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N°80
Semaine du 27
octobre au 02 novembre 2008 Des
actions qui peuvent rapporter gros La préoccupation des salariés concerne l’emploi, les conditions de
travail, la santé et en premier lieu, celle qui est déterminante pour tout : le pouvoir d’achat, plus
précisément les salaires. La crise financière et les milliards
d’euros injectés pour tenter de sauver un système, laisse un goût amer et
renforce le climat de combativité comme nous avons pu le vérifier ces
dernières semaines. Il y a des actions nombreuses : grève de Météo France –
grève des enseignants 19 octobre et
appel à une nouvelle grève le 28 novembre - actions à l’ONF, manifestation
des retraités le 16 octobre,
grève et manifestation à la poste – grève dans les usines Renault -
blocage de l’usine à Sandouville –manifestation des salariés de la CAMIF contre la fermeture de l’entreprise – action des
salariés de la Redoute, de l’AFPA - manifestation des ouvriers de l’automobile et de la
métallurgie à l’appel de la CGT le 28 octobre à Strasbourg – Appel de la CGT du pays de
Montbéliard à une journée de grève et de manifestation le 14 novembre -
action des cheminots, des personnels hospitaliers etc… La fédération des industries chimiques CGT
annonce à elle seule, une quinzaine de grèves du 13 au 28 novembre 2008. Les
syndicats du groupe Total
appellent le 28 novembre. La combativité se confirme dans un sondage réalisé auprès de 150 DRH, qui
avertissent « Il convient de prendre en compte la remontée de la
conflictualité » et de préciser que l’exaspération est perceptible chez
« toutes les catégories de salariés ». Le 13 novembre, les branches de la chimie
et du caoutchouc appellent ses syndicats à la grève pour soutenir les
négociations à venir. Des syndicats importants, comme Michelin et Rhodia,
appellent également à l’action. Le mot d’ordre du communiqué de presse de
la fédération des industries chimiques : « La provocation, ça
suffit ! L’heure est à la mobilisation » exprime clairement l’état
d’esprit du moment. Bien entendu les revendications portent sur
plusieurs aspects, mais l’accent est mis sur la question centrale des
salaires et des négociations à venir. On apprend par exemple, que depuis 30 ans,
tous les coefficients ont perdu 43 % de pouvoir d’achat dans la branche
Chimie. Que 2008 poursuit dans cette voie avec un rattrapage de seulement 1,6
% sur les salaires minima, alors que l’inflation dépasse 3%. Ce constat
est sensiblement le même dans les
branches qui décident également de réagir. On est en droit de se poser une question.
Cette situation est la réalité de tous les salariés, pourquoi les
confédérations syndicales ne lancent-elles pas également cette mobilisation ? A n’en pas
douter, cela permettrait de remettre les pendules à l’heure. Non ?
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