---

 

 

 

 

COMMUNISTES

 

Hebdo

 

---

 

 

 

Retour ACCUEIL

 

 

 

 

 

N°81  Semaine du 03 au 09 novembre 2008

 

  Tous ensemble, sans attendre

 Il ne se passe pas une journée sans qu’une mesure gouvernementale n’aggrave la situation sociale des salariés.  La crise financière devient une excuse pour le patronat, qui poursuit les restructurations, les délocalisations ou les rachats d’entreprises ou productions.

 

Sur le terrain les réactions se multiplient contre les fermetures d’entreprises, les licenciements et les réductions d’effectifs, contre le chômage « technique », pour l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat… Les travailleurs exigent de plus en plus fort l’action tous ensemble.

 

Cette aspiration devient si forte que les centrales syndicales, dont on connaît le peu d’enthousiasme à engager toute action, se sont vues contraintes de se réunir pour éventuellement envisager de faire quelque chose.

 

cgt, cfdt, fo, cftc, cgc, fsu et Solidaires se sont donc rencontrées le 5 novembre.  Devant le mécontentement grandissant, on aurait pu  s’attendre à un appel à l’action coordonnée. Eh bien non ! Les centrales syndicales se reverront… le 24 novembre « pour engager un travail commun pour construire des revendications à adresser aux pouvoirs publics et au patronat ». On croit rêver !

 

Il ne suffit pas de se contenter de condamner une politique en paroles, ce qui est urgent, c’est de la mettre en échec. Quant aux revendications, il n’y a rien à inventer.

 

Déjà au mois de mai, ces mêmes organisations ont été reçues par le Ministre du travail à propos des mesures qui devaient être annoncées sur les retraites. Quelles ont été leurs réactions ? Leurs propositions d’action ?

 

Depuis, l’Assemblée Nationale a décidé que les salariés pourraient travailler jusqu’à 70 ans. Sarkozy veut même généraliser le travail du dimanche.

 

Alors que faut-il  de plus pour lancer cette large mobilisation, seule capable de mettre en échec les prétentions toujours plus grandes du capital ?

 

B. Thibault estime de son côté qu’il faut agir plus vite : « certains considèrent qu’il est possible d’attendre l’année prochaine pour que les salariés se mobilisent. Pour la CGT, ce n’est pas possible… Nous prendrions de lourdes responsabilités à rester immobiles. Et même si nous savons qu’en l’absence d’unité, c’est plus difficile nous allons préparer notre propre action interprofessionnelle ».

 

Dans cet ordre d’idées, la CGT, la FSU et Solidaires n’excluent pas de lancer « des  initiatives avant la fin novembre ».

 

Envoyer cet article à un(e) ami(e)

Haut de page

 

http://www.sitecommunistes.org