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N°82
Semaine du 10 au
16 novembre 2008 S.O.S. Logement social Le débat sur le projet de loi « Boutin » sur le
logement a été ouvert au Parlement dans la deuxième quinzaine d’octobre. Il
reviendra en discussion en décembre à l’Assemblée Nationale et au Sénat. La situation du logement : *Dans le secteur privé,
en dix ans les loyers ont
augmenté de 140%. *Le logement est le
premier poste de dépenses des familles. Il représente 27% de leur budget. *Il manque 1,5 millions
de logements en France. *3,4 millions de
français vivent en situation de mal-logés : surpopulation familiale,
logements insalubres, jeunes hébergés dans leur famille, salariés vivant dans
des habitats précaires, sans logis… *1,3 millions sont
demandeurs de logements sociaux. Le nombre de logements nouveaux nécessaires
annuellement est estimé à 500.000. Le droit au logement
mis en pièces Le projet de loi Boutin
qui ose s’intituler « projet de mobilisation pour le logement et contre
l’exclusion », démantèle le logement social et accélère l’exclusion. *Une série de mesures limitent
encore plus l’accès au logement social : avec cette loi, chaque
organisme HLM, sous couvert de sanctions, devra remplir des objectifs
financiers, surloyers plus importants, augmentation des charges, ventes
d’HLM. Sous couvert de
mutualiser les moyens pour le logement, le gouvernement veut ponctionner
l’argent des offices HLM - il
accélère le désengagement de l’Etat : dans le budget 2009, 550 millions d’euros sont inscrits
pour le logement social, contre 800 millions en 2008 ce qui était déjà
notoirement insuffisant – il veut puiser dans la collecte du 1% au logement des entreprises (le 1% au
logement est issue des richesses créées dans l’entreprises par les salariés
et permet à des salariés d’accéder au logement social). *La loi prévoit
l’allègement de la loi SRU (obligation pour les communes de construire 25% de
logements sociaux). *La loi remet en cause
le maintien dans les lieux pour les locataires. *Elle veut réduire les
délais d’expulsion dans le logement locatif. Le gouvernement veut
contraindre le plus possible de salariés locataires du secteur social à aller
vers le privé. C’est une manne pour les profits des promoteurs privés. C’est pour le logement
comme pour tous les autres secteurs de la vie, emploi,salaires, santé,
éducation, retraite… Sarkozy veut adapter toute la société aux exigences du
capital, tout pour l’entreprise, le profit, remise en cause des acquis, des
droits, réductions des dépenses sociales… Nous estimons qu’on doit
construire rapidement 600.000 logements sociaux pour réduire une partie du
retard, puis construire 150.000 logements par an. Il y a de l’argent, il faut
utiliser le budget de la France autrement. Sur les 330 milliards d’euros de
recettes, 70% sont payées par le peuple (impôts, TVA, TIPP sur l’essence). Or le gouvernement fait cadeau de 34
milliards d’euros d’allègement de cotisations sociales aux entreprises en 2009. Les caisses sont
vides ? Sarkozy a trouvé en 48 heures 360 milliards d’euros pour
cautionner les banques. CREDITS
RELAIS : DES SUBPRIMES A LA FRANCAISE ? Il s’agit de crédits accordés par
les banques à un propriétaire qui achète un logement et qui lui permet de
faire la soudure en attendant de vendre celui qu’il possédait. Il a une durée
de deux ans et est remboursé par la vente du premier logement. Tout va bien lorsque le
marché du logement est en
hausse. La situation s’inverse lorsque le marché déprime. Chacun sait par
expérience que les banques ont horreur des crédits qui ne sont pas remboursés
en temps et en heure. Elles se paient « sur la bête », dans le cas
présent sur les propriétés. En France 140.000 ménages ont des crédits relais.
Comme les subprimes, c’est une
véritable bombe à retardement qui risque d’éclater à tout moment avec les
salaires qui perdent sans cesse du pouvoir d’achat, le chômage total ou
partiel qui grandit. Que vont faire les
banques ? Au ministère des finances on veut croire qu’elles vont faire
preuve de bonne volonté et prolonger d’elles même la duré du prêt. Un
banquier a remis les pendules à l’heure. Il déclare : si un ménage ne
parvient pas à céder son bien, quelques mois de plus ne lui permettront pas
forcément de le faire étant donné l’état du marché. Sarkozy et les siens ont
beau faire appel sans arrêt à la moralisation du capitalisme celui-ci ne
connaît qu’une seule réponse : le fric d’abord.
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