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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°82
Semaine du 10 au 16
novembre 2008 La Poste : faire plus fort contre la
privatisation L e 23
septembre2008 il y avait
50% de grévistes à LA POSTE
contre l’ouverture du capital annoncée par le gouvernement en Juillet. En réponse à cette
forte mobilisation, le gouvernement installe une commission (Commission
Ailleret). Pourquoi faire ?
Pour interdire tout transfert de La Poste au secteur marchand et réintégrer
l’ensemble des activités postales sous monopole ou au contraire pour mieux la privatiser ? L’objectif, pour le
capital, est de conquérir et de s’approprier de nouveaux marchés, d’où pour LA POSTE démonopolisations, segmentations d’activités par type de
marché ( courrier, colis, services financiers, enseigne ou réseau grand
public), externalisation, filialisation (banque postale, médiapost, colipost,
adrexo…) Tout ça en application de directives européennes, la construction
européenne n’ayant pour seule
finalité que de répondre à la logique du capital, que d’asseoir un
ordre économique et social transcendant les nations et reposant sur une
« libre concurrence et non faussée ». Les réformes de
structures de l’Administration des PTT de 1985 conduites par Louis
Mexandeau, le rapport Prévôt de 1988, la Loi Quilès Rocard de 1990, le sommet
de Barcelone (Jospin –Chirac 2002) les
ouvertures progressives à la concurrence du courrier, du livret A…
n’avaient pour seul objet que de
permettre au secteur privé de s’emparer d’activités postales, particulièrement
depuis les 15 dernières années. > En 2011, c’est la
totalité des activités postales qui seront ouvertes à la concurrence ;
ouverture à la concurrence qui amène dans son sillage un changement de statut
de l’entreprise (aujourd’hui Etablissement Public Industriel et Commercial)
et par voie de conséquence la liquidation du statut des personnels et du
Service Public, au nom de cette « concurrence libre et non
faussée ». Alors pourquoi cette
commission ? Pour faire accepter
la privatisation de La Poste, gagner la paix sociale et attendre des jours
meilleurs ! Loin d’une
« première victoire contre la privatisation » comme on a pu l’entendre, le gel de l’ouverture du capital décidé par
le gouvernement n’est qu’une
manœuvre de plus face à la crise financière. D’ailleurs, Henri
Guaino, conseiller spécial du président de la république, a précisé que la
privatisation de la poste est « une nécessité européenne » et
que le calendrier de la réforme « demeure valable ». Après la puissante action
des postiers du 23 septembre, la partie qui se joue appelle la poursuite de
la lutte et son développement dans une toute autre dimension que celle
consistant à demander « débats et référendum, et à appeler a des
manifestations le samedi 22 novembre après-midi ». La partie qui se joue,
appelle à un tout autre combat que celui promouvant le service d’intérêt
général (SIG). Le SIG n’est pas le service public. C’est le maintien d’un
service minimum qui permet
d’accompagner, dans la paix sociale et dans l’illusion , la privatisation de
l’ensemble des autres services, (c’est le relais poste, l’agence postale
communale, les têtes de gondoles dans les supermarchés, en lieu et place des
bureaux de postes , en lieu et place de personnel formé et assermenté) ;
les collectivités territoriales, Région, Département intervenant subsidiairement sur des
services relevant du SIG qui ne seraient pas assurés par des opérateurs ou pour subventionner des
prestataires. Mais la régionalisation n’a jamais eu d’autre objectif que de
travailler à la construction européenne ! Pour
« Communistes »,
la partie qui se joue appelle a un développement des luttes portant l’exigence du retrait de toute
ouverture du capital, le retour sous monopole public de tous les services postaux,
la réintégration de toutes les filiales, le maintien de la péréquation
tarifaire. Communistes appelle
sur ces bases au rassemblement et à s’attaquer aux choix et orientations qui
servent le capital avec détermination.
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