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Hebdo |
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N°83
Semaine du 17 au 23
novembre 2008 Un
mouvement à amplifier En quelques semaines, les
grandes places financières internationales ont perdu
plus de 25 000 milliards de dollars de capitalisation boursière
(soit près de deux fois le PIB des Etats-Unis). Un incroyable gâchis. En
volant au secours des banquiers, les états ont dilapidés des milliards
d’euros, 400 rien qu’en France. Cet argent n’a servi qu’à éviter
provisoirement la banqueroute. Pourtant souvenez-vous
en février 2008, Sarkozy et Fillon annonçaient que les caisses de l’état
étaient vides. Pas de moyen pour les
salaires et les retraites, pour l’emploi, pour l’école publique, pour notre
système de santé, les hôpitaux etc… Ils ont bien trouvé 400 milliards d’euros
pour les banques et les entreprises. La contrepartie pour les salariés ?
La précarité, les licenciements,
l’allongement d’activité jusqu'à 70 ans et la banalisation du travail
du dimanche. Seulement, les salariés
réagissent. Trop c’est trop, il est temps de prendre les choses en mains.
Depuis cette crise du système capitalisme, qui encourage les entreprises à
supprimer des milliers d’emplois, les réactions se multiplient et on note des
occupations d’entreprises. Devant ces réalités, les
luttes retrouvent de l’ampleur (voir sur notre site) les cheminots et la
poste ont mobilisé en septembre et octobre, les cheminots à nouveau le 23 novembre en fonction des
négociations en cours. Les pilote d’Air France tout le week-end, les
personnel de l’éducation
nationale le 20 novembre
(12000 emplois sont menacés), La poste samedi 22 novembre contre
l’ouverture du capital, à nouveau les cheminots pour le 25 novembre. Le privé ne reste pas
l’arme aux pieds, les actions se multiplient dans les entreprises au delà de
la question des emplois. C’est ainsi que l’URIF, l’union régionale CGT ile de
France, appelle à un rassemblement le 20 novembre à 15 heure place de la
bourse à Paris, avec ce mot d’ordre « Les caisses ne sont pas vides
pour tout le monde ! » et d’exiger « L’augmentation générale
des salaires, la reconnaissance et le paiement des qualifications, avec un
salaire décent de 1600 euros brut de base ». Ces réactions sont
positives, c’est le seul moyen de gagner en faisant reculer ce pouvoir
uniquement dévoué au capital. Souhaitons que ce mouvement s’amplifie dans les
jours et semaines à venir, cela devient urgent. Agir pour ne pas subir, c’est
le seul choix possible !
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