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Hebdo |
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N°83
Semaine du 17 au 23
novembre 2008 Industrie
automobile : Répondre
à la provocation Profitant de la
situation, le PDG de Renault Trucks à
Blainville ( Calvados), S. Schmielewski se sent pousser des ailes, il annonce
la couleur : « Aujourd’hui, la
météo a changé… Nous aurons des moments difficiles. Nous allons verser des
larmes de sang ! Nous allons restructurer… Nous avons besoin de
flexibilité, de réactivité… La discipline est mon préalable
fondamental ! Il n’y a pas de discussion ! Il n’y a pas de
négociation ! Vous devez me suivre ! Vous devez croire ceux qui
vous donnent des ordres. » Après cette provocation
verbale, il passe à l’acte : intérimaires licenciés, plus de 900 à
Blainville sur Orne dans le Calvados, suppression des CDD, 90 jours de chômage prévus
pour 2009, des RTT et jours de congés
utilisés en fonction du carnet de commande… Idem sur les sites de Lyon, de
Bourg en Bresse. Il veut profiter de la
situation pour restructurer et augmenter les profits. NON,
« Communistes » ne vous laissera pas faire, nous appelons les
salariés à se mobiliser, et lutter pour montrer que oui la météo à changé,
oui il y a avis de tempête sur le système capitaliste, et oui, on peut le
balayer. Dans ce secteur, le
poids lourd, les profits sont en hausse: Chiffre d’affaire en
2008 : 5,7 milliards € contre 5,4 en 2007, Résultat
d’exploitation : 440 millions € contre 377 millions en 2007, soit un taux de
rentabilité qui passe en 2008 à 7,4% contre 7% en 2007. Les sommes versées aux
actionnaires seront égales à plusieurs années de salaires de chaque salarié
de l’entreprise. Il y a donc de l’argent pour satisfaire la revendication
d’augmentation du pouvoir d’achat et cet argent est le fruit du travail des
salariés. Le PDG de Renault Trucks
dit tout haut, ce qui se trame dans les salons dorés du pouvoir. Les Directions d’usine
se cachent derrière la crise pour essayer de justifier leur politique
financière qui conduit à des suppressions d’emplois, au gel des salaires, à
la dégradation des conditions de travail. Pour preuve au plan national depuis
des mois, (donc avant leur crise financière) le gouvernement, le patronat,
les organisations syndicales, les constructeurs Renault et PSA ont organisé un Comité
de Pilotage sur l’élaboration d’une charte visant un « accompagnement et
mutations » des salariés des entreprises du secteur automobile. Cette charte veut
entériner l’idée que l’industrie automobile doit être restructurée. Avec plus de 16
milliards d’euros de bénéfices ces 4 dernières années les grands groupes de
l’automobile ne manquent pas de moyens ! Cet argent celui des salariés
doit aller, entre autres, sur les salaires. La consommation des ménages c’est
plus de 50% du PIB, c’est là qu’est le
moteur de l’économie. Cette charte sera
décentralisée dans les régions et seules les organisations syndicales
signataires pourront participer au Comité mis en place régionalement. A toutes ces
provocations il est temps, comme à Sandouville, Flins… de dire tous
ensemble : ça suffit ! La CGT a eu raison de ne pas
signer cette charte. Ce sont nos usines,
c’est notre travail qui produit toutes ces richesses. Cette situation qui
s’aggrave en permanence, est le résultat de l’existence et du développement
du capitalisme mondial. Elle s’aggravera tant que le capitalisme dominera le
monde. Il faut le détruire et le remplacer par une société nouvelle :
le socialisme où les usines de production, les transports, les banques, les
assurances… appartiendront au
peuple. Rejoignez « Communistes » pour construire ensemble cet
avenir.
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