---

 

 

 

 

COMMUNISTES

 

Hebdo

 

---

 

 

 

Retour ACCUEIL

 

 

 

 

 

N°85  Semaine du 08 au 14 decembre 2008

 

A propos de la crise (suite)

   Le Bureau International du Travail (BIT) indique que 20 millions d’emplois seront supprimés dans le monde en 2009 (qui compte aujourd’hui 190 millions de chômeurs), 8 millions seront supprimés dans la zone euro, 350.000 en France.

 

Le patronat utilise la crise pour supprimer massivement des emplois, faire une pression énorme sur les salaires, les pensions et les indemnités, pour mettre des dizaines de milliers de salariés en chômage partiel appelé pudiquement «  technique »…

 

Le gouvernement Sarkozy active la déréglementation du code du travail : extension du recours aux CDD,  nouvelles facilités pour développer le chômage partiel en relevant le plafond autorisé de 600 à 1000 h. par an, banalisation du travail du dimanche, élévation de l’âge du départ à la retraite à 70 ans.

 

Il a trouvé  320 milliards d’euros pour apporter la garantie de l’Etat aux banques françaises.  10,5 milliards ont déjà été versés à six banques qui, parait-il, en auraient besoin immédiatement. Il annonce un deuxième plan pour les banques en janvier 2009 qui sera également  de 10,5 milliards d’euros.  Il crée un fond d’investissement de 20 milliards d’euros destiné à des entreprises jugées « stratégiques » par le gouvernement.

 

Le mot-d’ordre du budget national 2009 ( 340 milliards d’euros), c’est « tout pour l’entreprise ». Ce qui conduit à la réduction des dépenses sociales, à la suppression de 30.600 emplois de fonctionnaires dont plus de 10.000 dans l’enseignement, à la réduction des dépenses de santé, à la casse du système hospitalier (ils veulent le saigner de 20.000 emplois). « Tout pour l’entreprise » c’est entre autres 68 milliards d’euros d’argent public aux entreprises : dégrèvement des cotisations sociales, diminution de la taxe professionnelle.

 

 «La relance de nos économies ne peut être une relance par la consommation ce qui aggraverait la situation », déclare L. Parisot.

 

La déclaration du G20 dit vouloir  réguler le marché. Comment ? « Dans le respect des principes du libre marché, le respect de la propriété privée, l’ouverture des échanges et des investissements, la concurrence entre marchés ».

 

Avec cette crise nous vérifions à quel point le capitalisme est un frein au développement de l’humanité, à quel point il bloque les possibilités gigantesques actuelles de développement économique, scientifique, social, culturel. Quel démenti à tous ceux qui osent affirmer que le capitalisme est le seul système possible !

 

On voit plus clairement aujourd’hui avec cette nouvelle crise économique combien la propriété des grands moyens de production et d’échange est déterminante. Tant que les multinationales les possèderont cela produira des crises et des guerres.

 

Pas d’autre solution pour libérer les forces productives que d’arracher cette propriété aux capitalistes et de construire une société socialiste au service du peuple.

 

Envoyer cet article à un(e) ami(e)

Haut de page

 

http://www.sitecommunistes.org