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N°88 Semaine
du 12 au 18 janvier 2009 Convention UNEDIC
sur l’assurance chômage : CFDT et patronat ensemble Fin 2008, une négociation sur
l’indemnisation des privés d’emploi a débouché une sur un texte du MEDEF soumis à la signature des confédérations
syndicales. Il convient de rappeler qu’à ce jour, seulement 1
privé d’emploi sur 2 perçoit une indemnisation. C’est la gestion
financière et la recherche du profit maximum qui crée cette situation,
notamment avec l’arrivée en force des fonds de pensions anglo-saxon dans le
capital des entreprises. Plus ils licencient, moins ils veulent
payer, c’est la logique du capital. Bien entendu les médias volent au secours du
patronat comme ils le font à chaque fois. C’est ainsi qu’ils annoncent
un élargissement des privés d’emploi indemnisés, notamment pour les emplois
précaires. Que dit le texte ? Il annonce d’abord que la durée d’indemnisation
de tous les chômeurs est revue à la baise. Cela au moment même où le nombre
de sans-emploi progresse dans des proportions énormes. Il annonce que les cotisations - chômage payées
par le patronat seront diminuées cette année. Pâle compensation destinée à faire avaler tout le
reste, le texte dit que 80 à 100000 salariés en situation de précarité
devraient « bénéficier » d’une indemnisation. Mais rien, absolument
rien n’est prévu pour tous les autres, pour l’immense majorité de tous ceux
qui sont dans ce cas. La CFDT a signé mais… Il fallait s’y attendre, c’est fait. La CFDT approuve. Comme en 2003 où elle approuvait les
propositions patronales et gouvernementales sur les retraites. Mais cette
fois-ci la situation est différente. La CFTC son alliée habituelle vient de refuser de signer
ce texte, suivant en cela la CGT et FO qui s’y sont opposées sans aucune
hésitation. Reste la CFE-CGC qui doit se prononcer incessamment.
Acceptera-t-elle de coopérer avec le Medef ? Toujours est-il que même avec
éventuellement une signature de plus, le texte est rejeté majoritairement par
les centrales syndicales. Ce qui n’empêchera pas le patronat et le
gouvernement de le mettre en application, fort du soutien de la CFDT. A
moins que la lutte des salariés ne les oblige à reculer.
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