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N°8 Semaine du 02 au 08 avril  2007

« Les Echos » en campagne !

 

« Les Echos » du 2 avril organisait une « table ronde » avec comme invités Marine Le Pen, Valérie Pecresse de l’UMP, deux syndicalistes C.G.C. et C.F.D.T. et deux patrons de PME.

 Le thème du débat : « La France peut-elle rester compétitive ? »

 Le moins que l’on puisse dire c’est que le journal économique du capital ne prenait pas grand risque quant aux les réponses apportées par les invités. Sur le fond, tout le monde est d’accord. Seules les priorités sont différentes. Leur objectif commun est de faire baisser le coût de la force de travail. Les syndicalistes pour leur part souhaitent seulement que le dialogue social pour faire avaler les reculs sociaux.

 Les 2 politiques et les 2 patrons s’en prennent aux salariés français. Ils veulent augmenter toujours plus la productivité et surtout pas les salaires (oubliant d’ailleurs que  les salariés français sont considérés parmi les plus « compétitifs). Pour Marine Le Pen, les Chinois eux dorment 35h par semaine et pour les Canadiens « la France est le pays des 35h, le pays  où l’on ne travaille pas » (V.  Pecresse).

 Pour ne pas être à la traîne de ce qui se fait de mieux, les 4 préconisent que … l’état paie une partie des bas salaires et aide les autres :

 ¨    Marine Le Pen : « Pour augmenter le pouvoir d’achat de ceux qui gagnent moins de 1,4 fois le SMIC, nous voulons que l’Etat prenne en charge 200 euros de charges sociales, ce qui augmentera d’autant le salaire net.

 ¨    Valérie Pecresse : refait les propositions de Sarkozy : le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, la baisse de 6 points de l’impôt sur les sociétés, etc…

 Les patrons dans ce débat n’ont plus grand chose à revendiquer, pas plus d’ailleurs que les syndicalistes qui eux revendiquent la meilleure forme d’accompagnement de ces mesures comme « la construction de parcours professionnels cohérents et compétitifs au plan mondial » (CFDT) ou « la discussion de l’évolution du contrat de travail mais il faut le faire avec les partenaires sociaux (CGC).

 Bref, tout est en place pour que les choses s’aggravent pour les salariés.

 Tout ce beau monde oublie une chose,  les salariés  peuvent décider tout autrement de leur avenir par la lutte, car la lutte  des classes existe encore bel et bien n’en déplaise aux patrons participants à cette table ronde qui affirmaient le contraire.

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