|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°8
Semaine du 02 au 08 avril 2007 que les stars du CAC 40 Profits en hausse pour les entreprises
moyennes françaises en 2006, titre « Les Echos ». Derrière les 40
stars du CAC 40 qui ont réalisé 100 milliards de profits en 2006, 210
entreprises moyennes cotées en Bourse ont augmenté les leurs en 2006 en
moyenne de +21 % sur 2005
Gameloft, éditeur de jeux pour téléphones mobiles
+ 50% - Technip, fournisseur de l’industrie pétrolière + 114% - Legrand,
matériel électrique + 149% - Naxitis, groupe financier 2,2 milliards d’euros
– CNP assurances 1,1 milliard etc… « Les géants du CAC 40 pèsent
encore plus que les entreprises moyennes qui n’ont réalisé que 20 milliards
d’euros de profits, mais l’écart se réduit. Les analystes attendent une
hausse des profits pour ces entreprises de 16% en 2007 » annonce
« Les Echos ». Il précise : « ces entreprises combinent
efficacement croissance interne et gestion serrée ». Gestion serrée
signifie augmenter la productivité en supprimant des emplois, en bloquant les
salaires. Par exemple : Nexans dont le titre a bondi en
Bourse a supprimé des dizaines d’emplois à Chauny (Aisne)- Naxitis a bloqué
les salaires – Technip refuse toute augmentation etc… Il y a de l’argent, beaucoup
d’argent. Les moyens existent pour augmenter les salaires, créer des
centaines de milliers d’emplois, relancer la croissance. La presse annonce à grand renfort que les
candidats « sont à l’heure des ajustements programmatiques ». Proposeraient-ils au vu de ces
superprofits des augmentations de salaires, du SMIC, d’interdire les
licenciements ? Pas question. Leurs programmes n’ont pas varié.
Sarkozy, S. Royal, Bayrou, Le Pen, veulent toujours faire des milliards de cadeaux
aux entreprises en les exonérant de cotisations sociales, en baissant leurs
impôts, aucun ne propose d’augmenter les salaires. Même l’annonce de S. Royal
de porter le SMIC à 1500 euros brut en 5 ans est remise en cause, « ça
passe mal » dit V. Peillon un de ses porte-parole, S.Royal a toujours
préféré une conférence nationale sur les salaires où l’on bavarde à perte de
vue pour aboutir à rien. Elle a prêché aux salariés de Citroën Aulnay
« le dialogue social » mais s’est bien gardée de soutenir leur revendication
d’une augmentation de 300 euros. Bavarder n’engage à rien, surtout pour les
patrons. Des luttes nombreuses ont lieu dans
les entreprises pour les salaires (notre journal qui vient de sortir en
parle). Les salariés ont raison, il n’y a que la lutte qui peut arracher des
revendications au patronat. http://www.sitecommunistes.org |